Assistants d'eurodéputés MoDem : François Bayrou a été mis en examen pour "complicité de détournement de fonds publics"

Le président du MoDem avait été entendu toute la journée par les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris.

Le président du MoDem, François Bayrou.
Le président du MoDem, François Bayrou. (THOMAS SAMSON / AFP)

François Bayrou a été mis en examen vendredi 6 décembre dans la soirée pour "complicité de détournement de fonds publics" dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs des assistants de députés européens du MoDem, a appris franceinfo de source judiciaire. Le président du MoDem a été entendu toute la journée de vendredi par les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris.

"Cette mise en examen, annoncée à l'avance dans les journaux, a été décidée à l'encontre de tous les éléments de preuves produits", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de François Bayrou, Me Pierre Cornut-Gentille. "La suite de l'instruction démontrera qu'elle est totalement infondée".

Une douzaine de responsables du MoDem mis en examen

Une douzaine de responsables du mouvement ont été mis en examen depuis la mi-novembre dans cette affaire, dont l'ex-eurodéputée et ancienne ministre des Armées Sylvie Goulard, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier ou le directeur financier du parti centriste Alexandre Nardella. Mercredi, c'est la vice-présidente du MoDem et ancienne ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez qui a été mise en examen mercredi pour "détournement de fonds publics".  

Dans cette enquête, les magistrats cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le MoDem.  

François Bayrou, actuel maire de Pau avait assuré jeudi 28 novembre qu'il ne démissionnerait pas de la mairie s'il était mis en examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs des assistants d'eurodéputés de son parti. En juin 2017, l'ouverture de l'enquête préliminaire avait entraîné sa démission du gouvernement alors qu'il était ministre de la Justice, ainsi que celles de Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard, ministre des Armées.