Procès Mélenchon : première journée d’audience sous tension

Le jeudi 19 septembre, le procès de Jean-Luc Mélenchon a débuté à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le président de La France Insoumise est jugé pour s’être opposé physiquement à la perquisition du siège de son parti, en 2018.

Franceinfo

Le 19 septembre 2019, le procès de Jean-Luc Mélenchon a débuté au sein du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Rappel des faits : le 16 octobre 2018, le président de La France Insoumise, accompagné de cinq proches, avait tenté de s’opposer physiquement à une perquisition menée dans son siège, provoquant bousculades et un début d’échauffourées, allant même au contact des forces de l’ordre et du magistrat présent sur place. Alors que les six coprévenus risquent une peine de dix ans de prison, 150 000 euros d’amende et cinq ans d'inéligibilité, Jean-Luc Mélenchon aurait expliqué devant le tribunal qu’il avait ressenti “de l'humiliation”, alors qu’il affirme, par ailleurs, depuis des mois, que ce procès est “politique”.

La décision de justice sera rendue dans les prochaines semaines

Si Alexis Corbière, porte-parole de La France Insoumise, estime que sa défense a été “limpide, très claire”, Benoît Barret, du syndicat Alliance, affirme que le comportement de Jean-Luc Mélenchon, lors de la perquisition était “inadmissible, scandaleux”. “Aujourd’hui, car on est un élu de la République, on peut se permettre de parler à trois centimètres d’un gendarme, d’un policier” ?, s’interroge le syndicaliste. Le vendredi 20 septembre, les policiers et le magistrat présents lors de la perquisition seront entendus et donneront leur version des faits. La décision de justice sera rendue dans les prochaines semaines.

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le 19 septembre 2019.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le 19 septembre 2019. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)