En retrait du Parti du gauche, Mélenchon veut œuvrer "pour la VIe République"

Vendredi 22 août, l'ex-candidat à la présidentielle a annoncé qu'il quittait la coprésidence du Parti de gauche. Mais il assure qu'il va continuer le "combat" politique. 

Jean-Luc Mélenchon, le 22 août 2014, à Pau (Pyrénées-Atlantiques).
Jean-Luc Mélenchon, le 22 août 2014, à Pau (Pyrénées-Atlantiques). (NICOLAS TUCAT / AFP)

Jean-Luc Mélenchon a annoncé, vendredi 22 août, qu'il quittait la coprésidence du Parti de gauche. Le député européen assure cependant qu'il va continuer le "combat" politique. "Je vais me mettre à la pointe pour aider à la formation d'un mouvement pour la VIe République, a affirmé l'homme politique, lors d'une conférence de presse. Nous voulons avoir un candidat en 2017 et notre candidat, c'est la VIe République." 

Ce retrait s'inscrit dans le cadre d'une réorganisation du parti. "Nous nous répartissons les tâches autrement", a-t-il déclaré, sans donner d'autres éléments sur la future "restructuration". Il a aussi insisté sur le fait que son effacement n'était dû ni à "une crise, ni à quoi que ce soit". 

Fatigué par ses défaites ?

Pour France Inter, l'ancien candidat à la présidentielle souhaite aussi limiter ses sorties médiatiques pour "organiser son silence pour mieux faire émerger ses idées", selon l'un de ses proches. Jean-Luc Mélenchon voudrait mettre un terme à son affrontement stérile avec Marine Le Pen et serait fatigué par les nombreuses disputes avec ses alliés communistes.

"Nous ne sommes pas d'accord pour être enterrés avec Hollande", a encore dit Jean-Luc Mélenchon, qui dit vouloir "tirer les leçons de ce qui n'a pas fonctionné aux élections européennes". L'eurodéputé s'était montré très affecté par le score du Front national (près de 24,85%) à ce scrutin, alors que le Front de gauche avait récolté 6,33% des votes.

Il n'abandonne pas non plus le Front de gauche, la grande formation créée par le Parti de gauche et le Parti communiste. Il dit qu'il sera "peut-être" présent à la réunion prévue le 6 septembre. "Je ne boude pas, je ne fais pas la tête", insiste-t-il. Et pour souligner le fait qu'il ne s'agit nullement d'un retrait de la vie politique, Jean-Luc Mélenchon ajoute qu'il publiera un livre en novembre, L'Ere du peuple.