Pour Raquel Garrido, soutien de Jean-Luc Mélenchon, "il n'y a pas d'enjeu à agglomérer les différentes chapelles de la gauche"

Avec la victoire de François Fillon à la primaire de dimanche soir, la droite a désigné son candidat. La gauche doit maintenant se mettre en ordre de bataille. Invitée de franceinfo, Raquel Garrido, soutien de Jean-Luc Mélenchon et membre du mouvement la France Insoumise, a rejeté tout rapprochement politique avec les figures gouvernementales de la gauche.

Raquel Garrido (à droite), membre de la France Insoumise
Raquel Garrido (à droite), membre de la France Insoumise (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Alors que François Fillon a largement remporté la primaire de la droite, dimanche 27 novembre, Raquel Garrido, membre du mouvement la France insoumise et soutien de Jean-Luc Mélenchon s'est exprimée, lundi 28, sur franceinfo. Elle a rejeté toute alliance éventuelle avec les figures gouvernementales de la gauche pour remporter la présidentielle de 2017. "L'enjeu, pour moi, n'est pas tant la remobilisation de la gauche, au sens classique du terme. Si vous regardez les élections récentes, la gauche, toute mouillée, de Macron à Mélenchon, ça fait un tiers des voix, c'est minoritaire" a expliqué Raquel Garrido.

"Il n'y a pas, pour moi, d'enjeu à collectionner des sigles, à agglomérer ces différentes chapelles de la gauche, car en définitif c'est minoritaire. Il y aurait une inefficacité, une hypocrisie à dire qu'il faut rabibocher tout ce monde-là" a-t-elle estimé. Pour Raquel Garrido, "toutes les stratégies qui conduiraient à aller chercher la participation citoyenne des dégoûtés [qui ne votent plus, ndlr] avec les dégoûtants, sont vouées à l'échec".

"Imaginez que Jean-Luc Mélenchon aille à la campagne en disant 'Ca y est, j'ai le soutien de M.Valls, de M. Hollande, de Mme El Khomri', il perd immédiatement toute la crédibilité qu'il a acquis durement auprès des centaines de milliers français." a t-elle conclu.