Marine Le Pen : aux législatives, "mon principal adversaire sera socialiste"

A l'occasion du lancement officiel de sa campagne à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), la candidate FN a fait mine d'ignorer Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen lance sa campagne pour les législatives lundi 14 mai 2012 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
Marine Le Pen lance sa campagne pour les législatives lundi 14 mai 2012 à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). (DENIS CHARLET / AFP)

Marine Le Pen fait mine de snober Jean-Luc Mélenchon. La présidente du Front national a lancé publiquement, lundi 14 mai, sa campagne pour les élections législatives de juin. Candidate dans la circonscription d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), elle affrontera notamment le candidat du Front de gauche.

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Mais elle précise d'emblée, sans citer le nom de Jean-Luc Mélenchon : "Mon principal adversaire y sera, dans cette circonscription socialiste, le candidat socialiste [Philippe Kemel] qui est le représentant d'un système féodal, anachronique, corrompu, clientéliste, que nous combattons sans relâche (...) et que nous sommes en train de faire tomber". 

"Pas de batailles d'ego"

L'ancienne candidate du FN à la présidentielle, à laquelle elle est arrivée 3e au premier tour le 22 avril, s'est attachée au cours de son intervention à ne pas limiter sa candidature à un duel contre Jean-Luc Mélenchon. Soulignant que le Front de gauche n'avait pas fait un "score très important" à Hénin-Beaumont à la présidentielle, Marine Le Pen explique qu'elle lutte plutôt contre "ce socialo-communisme aux affaires" dans ce département. "Je combattrai contre tous les adversaires que j'aurai face à moi, qu'ils soient Nouveau Centre, socialistes, communistes, Front de gauche, écologistes ou UMP", a assuré Marine Le Pen, qui promet une "campagne de terrain, de proximité".

"Une élection législative est une relation personnelle qu'un homme ou une femme crée, ça ne peut pas être un cirque politique, médiatique", enchaîne la leader du FN, en allusion à Jean-Luc Mélenchon, qui n'avait jusqu'à présent jamais été candidat dans ce département. Et elle fait valoir : "Je ne personnalise pas les combats, je n'ai pas de batailles d'ego, d'esprit de vengeance, je suis au-delà de tout cela, je suis venu défendre les Français".