Marine Le Pen met en garde contre l'argument du vote utile en faveur de Nicolas Sarkozy

Créditée de 15% à 16% d'intentions de vote selon les sondages, Marine Le Pen veut faire mentir les institus. En déplacement à Nice, samedi 31 mars, la candidate du Front national a appelé les Français à refuser le "chantage" au prétendu vote utile.

Marine Le Pen visite un marché dans le sud de Nice, le 31 mars 2012.
Marine Le Pen visite un marché dans le sud de Nice, le 31 mars 2012. (AFP - Boris Horvat)

Créditée de 15% à 16% d'intentions de vote selon les sondages, Marine Le Pen veut faire mentir les institus. En déplacement à Nice, samedi 31 mars, la candidate du Front national a appelé les Français à refuser le "chantage" au prétendu vote utile.

En terrain favorable dans les Alpes-Maritimes, Marine Le Pen a pu décocher ses flèches, samedi 31 mars, contre les deux favoris des enquêtes d'opinion.

Donnée en troisième position dans une majorité de sondages, la candidate frontiste dit encore croire à sa présence au second tour de la présidentielle. Et pour y parvenir, elle fustige le candidat socialiste, François Hollande, et le président sortant, Nicolas Sarkozy, qu'elle met dans le "même sac".

Sanctionner l'incompétence et le laxisme

"Les Français ne doivent pas tomber dans ce chantage, ils doivent voter pour ce à quoi ils croient", a soutenu Mme Le Pen lors d'une visite sur un marché niçois.

"Ils doivent sanctionner des comportements politiques de trahison, d'incompétence et de laxisme".

"La seule candidate à croire en la France"

Interrogée sur la remontée du président-candidat, Mme le Pen a répondu ne pas imaginer "une demi-seconde que les Français puissent se laisser avoir une deuxième fois". D'autant qu'on ne connaît toujours pas son programme a-t-elle fait remarquer. "Il n'est peut-être pas aussi sûr de lui qu'il veut le laisser croire."

Quant au candidat socialiste, elle considère "qu'il fait une campagne tellement transparente, tellement inerte, qu'il n'est pas exclu que ce soit lui qui décroche".

"Je suis l'exception française, je suis la seule candidate à croire en la France et à refuser que la France se dilue, que ses valeurs se diluent", a assuré Mme Le Pen.

Marine Le Pen demande la dissolution de l'UOIF

Vendredi soir, lors de son meeting au palais des congrès Acropolis, à Nice, la candidate FN affirmait déjà que Nicolas Sarkozy, en dépit des accents droitiers de sa campagne, s'était laissé "contaminer par la gauche" et avait perdu toute crédibilité sur l'immigration et la sécurité.

Le même jour, dans un communiqué, elle réclamait "l'interdiction du rassemblement du Bourget" de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), prévu du 6 au 9 avril, ainsi que la dissolution de cette organisation.

Celle-ci a depuis répliqué en annonçant une procédure en justice.