"Je ne trahirai jamais la France" : depuis Barcelone, Manuel Valls répond à Farida Amrani

Candidat officiel à la mairie de Barcelone, Manuel Valls répond depuis la capitale catalane à son ancienne adversaire La France insoumise, Farida Amrani, qui a fustigé une "trahison" envers la France et ses électeurs.

L\'ancien Premier ministre français, Manuel Valls, a annoncé mardi sa candidature à la mairie de Barcelone où il espère bouleverser le paysage politique.
L'ancien Premier ministre français, Manuel Valls, a annoncé mardi sa candidature à la mairie de Barcelone où il espère bouleverser le paysage politique. (JOSEP LAGO / AFP)

Pour Manuel Valls, désormais candidat à la mairie de Barcelone, l’heure est au jour d’après. La semaine prochaine, l’homme démissionnera de tous ses mandats électifs en France, à la ville d’Evry, et à l’Assemblée nationale. Pour sa désormais ex adversaire de la France Insoumise, Farida Amrani, en quittant la France, il trahirait son pays et ses électeurs.

Quand on l'attaque, Valls riposte

Finalement, la question le crispe moins que les problèmes techniques qui s’enchaînent au cours de cette toute première conférence de presse de candidat officiel. Manuel Valls voudrait se concentrer sur son projet pour Barcelone, mais quand on l’attaque, il riposte : "Pourquoi polémiquer avec une personne, qui en plus a souligné que Barcelone était à 20 000 km d’Evry ? Il y a quelque chose que je ne trahirai jamais, c’est la France, l’Europe et Barcelone. Et je ne me trahirai jamais moi-même."

"Ce sont les électeurs qui devront choisir"

Barcelone, il y a un peu plus d’un an, Manuel Valls n’y pensait pas : prendre le risque de déclencher une législative partielle dans son fief d’Evry, alors qu’il y avait gagné de justesse face à la France insoumise, de faire perdre un siège à La République en Marche qui lui avait donné son soutien…   Il dit qu’il a parlé avec Emmanuel Macron lui-même de sa décision de tourner la page. "Vous vous rendez-compte, si j’avais tout fait pour qu’il n’y ait pas d’élection partielle, ce qu’on aurait dit ? Ce sont les électeurs d’Evry et de cette circonscription qui devront choisir : ce n’est pas à moi de le faire d’ici. C’est pour cela que je les respecte." En début de semaine prochaine, Manuel Valls retournera toutefois à Evry, et à Paris. Pour dire au revoir, dit-il.