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Vidéo Manuel Valls sermonne Emmanuel Macron en pleine séance à l'Assemblée nationale

La scène a duré de longues secondes, sous le regard de Michel Sapin et de Myriam El Khomri.

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France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le Premier ministre, Manuel Valls, lors de la séance de questions au gouvernement, le 10 mai 2016 à l'Assemblée nationale. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La scène est presque passée inaperçue, en pleine agitation sur le recours à l'article 49.3 pour faire adopter la loi Travail. Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est adressé à Emmanuel Macron en des termes très vifs, le tout sous l'objectif des caméras.

Tout est parti d'une question du député d'opposition Georges Fenech, raconte L'Opinion, mercredi 11 mai, après les révélations de Paris Match : "Le ministre de l’Economie a (...) effectué une levée de fonds pour son micro-parti En Marche ! On évoque même la somme astronomique de 12 millions d’euros. (...) Pour le compte de qui votre ministre fait-il des levées de fonds ?"

Valls sermonne Macron en pleine séance à l'Assemblée

Un entretien à "Sud Ouest" a suscité la colère de Valls

La question est adressée à Emmanuel Macron, mais c'est Manuel Valls qui y répond, selon un ministre témoin de la scène, cité par le quotidien : "Il n’y a eu aucune levée de fonds particulière pour je ne sais quelle association." Puis il recadre son ministre : "Ce que je souhaite, et ce que nous souhaitons tous, et c’est le cas, c’est que les membres du gouvernement soient pleinement et totalement engagés dans leur tâche." Après avoir regagné sa place, il demande à son ministre de faire attention à l'avenir, et de démentir les fausses informations qui lui sont liées.

Mais le Premier ministre n'en a pas fini, toujours selon L'Opinion. Il reproche également à Emmanuel Macron d'avoir mis en cause "la caste politique", dans un entretien à Sud Ouest, sans distinguer la droite et la gauche, et tout en se vantant de ne "pas [en] faire partie". "C'est Juppé que je visais", tente de se justifier le ministre de l'Economie. "Mais alors, dis-le !" répond Manuel Valls. Le message est passé.

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