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Les ténors de l'UMP se sont relayés lundi pour essayer de contrer la possible candidature de Jean-Louis Borloo

La ministre de la Formation professionnelle, Nadine Morano, a ouvert le bal surFrance 2 estimant que la démarche du président du parti radical "n'est pas crédible, pas compréhensible par les Français".Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, lui a demandé de "ne pas avoir la mémoire qui flanche" eu égard au risque d'"un 21 avril à l'envers".
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Nadine Morano était l'invitée des 4 Vérités sur France 2, le 27 juin 2011. (France 2)

La ministre de la Formation professionnelle, Nadine Morano, a ouvert le bal sur
France 2estimant que la démarche du président du parti radical "n'est pas crédible, pas compréhensible par les Français".

Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, lui a demandé de "ne pas avoir la mémoire qui flanche" eu égard au risque d'"un 21 avril à l'envers".

"A chaque élection présidentielle, il y a trois principaux blocs qui s'affrontent au 1er tour et il y en a deux de qualifiés pour le second. En 2007, c'était PS, UMP et centre avec François Bayrou. Mon intuition, c'est que ça ne sera pas ça en 2012, ce sera PS, UMP et extrême droite", a prédit M. Copé sur France Inter.

Le secrétaire général de l'UMP a "mis en garde" le centre-droit: "dans l'hypothèse où il ne serait pas dans une logique de dynamique politique, il viendrait surtout enlever des voix à l'UMP". "Attention à ça, parce qu'après, on n'a plus que nos yeux pour pleurer. Attention à ne pas avoir la mémoire qui flanche, comme dit la chanson", a-t-il souligné.

"Chevènement partait lui aussi avec des intentions respectables en 2002 et la fin de l'histoire, c'est que le candidat principal de la gauche, M. Jospin, n'a pas été qualifié pour le second tour".

Selon le député-maire de Meaux, "le choix stratégique de 2012 ne peut pas être une querelle de personnes, ça doit être quelque chose qui dépasse les intérêts de personnes".

Le spectre de la division
Estimant "qu'il n'y a pas de sens pour son ancien collègue du gouvernement à se présenter", Mme Morano a soutenu: "Il n'y aucune différence entre Jean-Louis Borloo et nous. Nous sommes vraiment dans la même famille politique".

Autre membre du gouvernement à mettre en garde le leader de la toute récente "Alliance" des petits partis centristes, le ministre du Travail. "S'il est candidat, c'est de la division. S'il y a de la division, il y a effectivement le risque que la droite et le centre ne soient pas représentés au second tour", a expliqué Xavier Bertrand sur RMC.

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