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Vidéos Les cinq extraits à retenir de "L'Emission politique" avec Alain Juppé

Alain Juppé était l'invité de "L'Emission politique" sur France 2. Voici les cinq passages à retenir de la prestation du favori de la primaire.

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France Télévisions
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Léa Salamé, David Pujadas et Alain Juppé sur le plateau de "L'Emission politique", le 6 octobre 2016. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Alain Juppé à l'offensive. Le maire de Bordeaux était l'invité de "L'Emission politique", jeudi 6 octobre sur France 2. Dans un style offensif, le favori de la primaire à droite a tenté de conforter son statut. Franceinfo vous livre les cinq extraits à retenir de l'émission.

"Il y a un peu de panique à bord" chez Sarkozy

Dés le début de l'émission, Alain Juppé attaque Nicolas Sarkozy. Principale source de tension : le positionnement du favori de la primaire, que les partisans de Nicolas Sarkozy tentent de faire passer pour un candidat de gauche. Le maire de Bordeaux commence par se démarquer de son principal rival, qu'il taxe d'"outrance". Puis rappelle que Nicolas Sarkozy lui-même avait réuni un gouvernement d'ouverture avec des personnalités de gauche : il "m'a montré la voie", ironise Alain Juppé. 

"L'Emission politique" : Juppé pointe l'"outrance" de Sarkozy : "Il y a un peu de panique à bord"

"Je n’ai pas appelé les électeurs de gauche à venir voter"

"Moi, je conseille quand même aux électeurs de gauche de réfléchir à deux fois avant d’aller voter aux primaires de la droite", lance Jean-Jacques Roos, ancien syndicaliste descendu dans la rue lors des grèves de 1995 contre les projets de loi d’Alain Juppé. "Moi je n’ai pas appelé les électeurs de gauche à venir voter, j’ai appelé les Français de bonne volonté qui souscrivent aux valeurs de la droite et du centre", lui répond Alain Juppé.

De fait, le candidat à la primaire à droite a passé une partie de l’émission à se justifier d’être de droite face aux accusations de ceux qui lui reprochent de viser les voix venues de la gauche pour la primaire. Pour se défendre d'être "un homme de gauche", le maire de Bordeaux renvoie la balle et évoque les électeurs d'extrême droite qui pourraient faire gagner Nicolas Sarkozy.

"L'Emission politique" : Juppé face à un ancien syndicaliste qui conseille aux électeurs de gauche de ne pas aller voter à la primaire à droite

Moins d'impôts pour les plus riches ?

"Mon objectif, c'est de faire en sorte que les Français qui ont de l'argent puissent le réinvestir dans les entreprises françaises", lance Alain Juppé, justifiant ainsi son programme économique et fiscal très libéral et favorable aux foyers les plus aisés. Le candidat décline ses propositions : suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), baisse de l'impôt sur les sociétés de 11 milliards d'euros, baisse de deux milliards d'euros "environ" de l'impôt sur le revenu en faveur des familles, report progressif de l'âge de départ légal à la retraite à 65 ans, sortie des 35 heures pour une durée de référence du travail de 39 heures. Autant de mesures qui doivent, selon l'ex-Premier ministre, stimuler l'investissement et créer des emplois.

"L'Emission politique" : Juppé veut alléger les impôts des plus riches pour qu'ils puissent investir dans les entreprises et créer des emplois

"Je suis cassant ? Non, je suis assez résistant"

Son image d'homme froid, cassant, lui colle à la peau, notamment depuis les grandes grèves de 1995. Interrogé par Lea Salamé, Alain Juppé assume son caractère – "Je suis comme je suis" – et tente même un trait d'humour : "Je suis cassant ? Non, je ne me casse pas, je suis assez résistant !"

"L'Emission politique" : Alain Juppé face à Léa Salamé : "Ne soyez pas cassante"

"Je soutiendrai Nicolas Sarkozy… si les primaires sont honnêtes"

Alain Juppé assure qu'il se rangera derrière Nicolas Sarkozy si l'ancien président gagne la primaire. Mais le maire de Bordeaux pose une condition : que la primaire soit "honnête", semblant relancer les doutes quant à la sincérité de ce scrutin. "Il faut toujours être vigilant", conclut Alain Juppé.

"L'Emission politique" : S'il est battu, Juppé soutiendra Sarkozy, "si les primaires sont honnêtes'"

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