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Primaire de la droite : les Républicains trouvent un compromis sur leur premier gros litige

Le vote des Français de l'étranger se déroulera, selon les lieux, soit par un vote papier, soit par un vote électronique. Le bureau politique du parti a voté à l'unanimité en faveur de cette solution.

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France Télévisions
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Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 12 mai 2016 à Jonage, dans la banlieue lyonnaise. (JEFF PACHOUD / AFP)

"Pas besoin de s'énerver", a lancé Nicolas Sarkozy à Alain Juppé, selon des participants à la réunion. L'ambiance était des plus tendues, mardi 17 mai au soir, au siège des Républicains, à Paris. Les rivaux de la primaire de la droite y étaient rassemblés pour un bureau politique destiné à régler le premier accroc notable dans l'organisation du scrutin : le vote des Français de l'étranger. Car, le 3 mai, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy et en l'absence de ses principaux concurrents, ce même bureau politique avait décidé que le vote des quelque 1,2 million de Français de l'étranger se ferait par papier comme partout en France, et non électroniquement comme l'avait décidé la Haute Autorité de la primaire. Mardi soir, le bureau politique a cette fois voté à l'unanimité pour une solution de compromis.

Un vote papier sera organisé dans la trentaine de grandes métropoles où résident des Français (Londres, Genève, Bruxelles…). Le vote électronique sera, lui, maintenu dans les zones où il est matériellement impossible ou interdit par la réglementation du pays d'installer un bureau de vote. Le bureau politique a entériné cette solution proposée par le comité d'organisation de la primaire, qui inscrit dans la Charte de la primaire la possibilité d'un double mode de scrutin pour les expatriés.

"Chacun a fait un pas vers l'autre"

La Haute Autorité chargée du bon déroulement de la consultation des 20 et 27 novembre avait avalisé cette formule avant la réunion du bureau politique. L'instance avait été saisie le 5 mai, notamment par Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire. Elle avait dans la foulée désavoué Nicolas Sarkozy et demandé de reconsidérer la question afin de garantir un vote effectif pour les expatriés. 

La Haute Autorité a précisé qu'elle déciderait de l'ouverture de chaque bureau de vote à l'étranger et veillerait à ce que tout électeur puisse prendre part au scrutin dans des conditions satisfaisantes. Les modalités de vote seront arrêtées d'ici au 15 juillet. "Chacun a fait un pas vers l'autre. (...) C'est équitable", a jugé Eric Woerth, le secrétaire général des Républicains.

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