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Primaire à droite : "Passer par cet échéance n'était peut-être pas la bonne solution pour Nicolas Sarkozy"

Après les résultats du premier tour de la primaire de la droite et du centre, qui ont placé Nicolas Sarkozy à la troisième place, Eric Ciotti, son soutien pendant la campagne, reconnaît un échec et parle d'une "déception".

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Radio France
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Nicolas Sarkozy, lors de son discours de défaite au 1er tour de la primaire de la droite et du centre, le 20 novembre 2016. (IAN LANGSDON / POOL / EPA POOL)

Eric Ciotti, soutien de Nicolas Sarkozy lors de la campagne pour la primaire de la droite et du centre reconnaît, lundi 21 novembre sur franceinfo, le résultat de dimanche comme "un échec" et une "déception". 

Passer par la primaire "n'était peut-être pas une bonne solution"

"Il a fait le choix de revenir en politique, c'était difficile, c'était compliqué, il est passé par sa famille politique. Le résultat d'hier soir, qui est un échec, traduit, que ça n'était peut-être pas la bonne solution, mais je crois qu'il n'a pas de regret, il a fait ce qu'il devait faire, on l'a fait avec lui." Pour Eric Ciotti, "l'essentiel c'est d'être en adéquation avec ses convictions, je crois qu'il a porté des idées fortes dans cette campagne."

"Je ne regrette absolument pas d'avoir soutenu Nicolas Sarkozy"

"C'est une déception, pour son équipe, pour les militants qui se sont beaucoup donnés dans cette campagne, ça a été une campagne très active" regrette le président des Alpes-Maritimes. Mais pour Eric Ciotti, lors de sa réaction Nicolas Sarkozy a été "très serein, très calme. Il a intégré que cette campagne n'avait pas marché, il en a tiré les conclusions, il l'a fait, je crois, dans une belle déclaration, très digne, avec de la hauteur."

Interrogé sur son soutien à l'ancien président de la République, le secrétaire général adjoint des Républicains a affirmé ne pas regretté ce choix. "Si c'était à refaire je le referais, il n'enlève rien au respect que j'ai pour François Fillon, il a des idées très fortes on lui avait volé cette victoire en 2012, et, quelque part, je mesure le sentiment de justice, de réparation qu'il avait hier soir. Pour lui, c'est une forme de satisfaction" ajoute Eric Ciotti, en référence au duel féroce que s'étaient livrés Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence du parti UMP.

Nicolas Sarkozy a été éliminé dimanche du premier tour de la primaire. L'ancien chef de l'Etat est arrivé troisième avec 21% des voix. François Fillon, en tête, remporte plus de 44% des suffrages, suivi par Alain Juppé (29%).

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