Présidentielle : le parti LR va saisir la justice contre le journal "Libération", après son enquête sur des soupçons de fraudes pendant la primaire

Le journal "Libération" a publié une enquête révélant la présence d'adhérents fictifs ou morts dans les rangs des Républicains, ayant voté pour la primaire.

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Radio France
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Valérie Pécresse, la candidate du parti Les Républicains, le 22 février 2022. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Le parti Les Républicains annonce mercredi 23 février après-midi dans un communiqué qu'il va "saisir le procureur de la République de Paris contre le journal Libération", après la publication par le quotidien d'une enquête qui fait état de soupçons de fraudes lors de la primaire LR.

Le journal Libération a indiqué mercredi 23 février à midi avoir mené une enquête à partir du fichier des encartés chez Les Républicains, seuls habilités à voter à la primaire du parti le 4 décembre. Selon Libération, parmi les adhérents ayant rejoint LR fin 2021, certains étaient décédés et d'autres incapables d'expliquer comment ils sont entrés au parti LR.

Le parti LR dénonce une "tentative de déstabilisation". "La méthode utilisée par Libération dans cette pseudo 'enquête', enquête basée sur des approximations, des sous-entendus et des allégations infondées, vise clairement à délégitimer la candidate des Républicains à l’élection présidentielle", écrit le parti dans un communiqué. Selon Les Républicains, "Libération opère une confusion douteuse entre un supposé 'fichier adhérents' et la liste électorale du scrutin" de la primaire.

Les adhérents qui ne répondaient pas à certains critères, dont le fait d'avoir fourni deux moyens d'identification et d'avoir réglé maximum quatre adhésions avec un même moyen de paiement, n'ont pas pu participer à la primaire, précise le parti.

Trois verrous de sécurité

Philippe Bas, sénateur LR de la Manche et président de l'instance de contrôle de la primaire Les Républicains, estime sur franceinfo mercredi 23 février au soir qu'"il est tout à fait exclu qu'il y ait la moindre difficulté sur la sincérité du vote" lors de la primaire début décembre. "Le problème qu'on a rencontré dans l'application de ces règles, c'est qu'elles paraissaient à beaucoup d'adhérents, notamment des personnes âgées, comme trop rigoureuses", explique-t-il, car il fallait "passer trois verrous" pour participer à la primaire.

"148 000 personnes ont été inscrites, des doublons ont été repérés, et ce chiffre a diminué de quelques centaines, pour que la liste des adhérents soit correcte. [...] On est passé de 148 000 adhérents à 139 000 électeurs [une fois les contrôles faits]. Le jour du vote, compte tenu de cette exigence de passer trois verrous, il y a eu 114 000 votants", précise Philippe Bas.

De son côté, Valérie Pécresse a réagi sur BFMTV mercredi 23 février dans la soirée : "Cette primaire a été exemplaire, elle s'est déroulée sans aucune contestation", a-t-elle réagi face aux accusations du journal Libération"Toutes ces allégations sont là uniquement pour mener une campagne de déstabilisation" 

"Est-ce que vous pensez un seul instant que si mes adversaires avaient le moindre doute, ils n'auraient pas contesté cette élection ?, s'interroge Valérie Pécresse. Essayer aujourd'hui de jeter l'opprobre sur une primaire qui s'est faite à la satisfaction générale, c'est vraiment de la petite politique".

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