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Les Républicains : Bruno Retailleau propose de "créer un nouveau parti"

Pour espérer gagner lors des prochaines élections, le sénateur LR estime qu'il faut "tout changer, pas seulement les visages, pas seulement le nom du parti", mais "tout bousculer".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Bruno Retailleau au campus des jeunes LR, le 3 septembre 2022, à Angers (Maine-et-Loire). (FREDERIC PETRY / HANS LUCAS / AFP)

Le patron des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, candidat à la présidence de son parti, a promis de créer "un nouveau parti" afin de rassembler sa famille politique, samedi 3 septembre, au campus de rentrée des jeunes LR. "Après trois échecs à trois présidentielles, il n'y a pas de fatalité. La condition est de tout changer, pas seulement les visages, pas seulement le nom du parti", mais de "tout bousculer", a-t-il affirmé à des journalistes.

"Je veux donc créer un nouveau parti [pour] reconstruire une vraie droite (...) courageuse, pas honteuse."

Bruno Retailleau

au campus de rentrée des jeunes LR

"Je veux une droite rassemblée, pas rétrécie", a-t-il ajouté, assurant qu'"il n'y a pas d'avenir pour des petits bouts de droite", une droite qui "serait ensuite vendue à la découpe". C'est pourquoi "il faut se rassembler, avec une ligne qui soit claire. Les mots forts, on n'en a plus besoin, parce que souvent, ils sonnent creux (...) Si demain, on n'est pas rassemblés, on terminera dans une cabine téléphonique", a affirmé celui qui veut "proposer une autre voie", entre Eric Ciotti, très identifié au régalien, et Aurélien Pradié, au prisme plus social. 

"Opposition très claire"

"Bien sûr qu'il faut rassembler, mais il faut être clair, il ne faut pas que le rassemblement soit le statu quo. Je ne serai pas le candidat du statu quo", a de son côté affirmé Eric Ciotti, également candidat à cette élection fixée au 3 décembre. "Je sais aussi rassembler, mais cet argument nous conduit finalement à ne pas dire les choses."

Interrogé sur ses points forts, il a évoqué "sûrement une approche de méthode" car "je dis les choses clairement, dans l'opposition très claire au macronisme et dans notre capacité à désigner très vite nos couleurs lors de la prochaine présidentielle". "Et pour moi, il n'y en a qu'un qui puisse le faire, c'est Laurent Wauquiez", a-t-il estimé.

Troisième candidat probable quoique pas encore déclaré, le député Aurélien Pradié a averti que "dans ce genre d'élection, il faut toujours se méfier du troisième homme qu'on n'a pas vu venir". "Si j'étais candidat, j'exprimerais quelque chose de différent", a assuré Aurélien Pradié. Il donnera sa décision "dans quelques jours".

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