"Édouard Philippe et ses amis, c'est la droite Waterloo" juge Damien Abad, vice-président des Républicains

Le député de l'Ain, vice-président du parti Les Républicains, a taclé Édouard Philippe jeudi sur franceinfo, après ses propos sur "la droite Trocadero".

Damien Abad, à l\'Assemblée nationale, le 13 mars 2019.
Damien Abad, à l'Assemblée nationale, le 13 mars 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Édouard Philippe et ses amis c'est la droite Waterloo", a réagi sur franceinfo Damien Abad, le député de l'Ain, vice-président du parti Les Républicains, revenant sur les propos d'Édouard Philippe, jeudi 16 mai sur franceinfo. Le Premier ministre a critiqué vertement son ancienne famille : "La droite du Trocadéro […] c'est une droite qui se paie de mots, qui aime manier des symboles, qui aime manier des icônes, mais qui lorsqu'elle est confrontée aux choix est nettement moins là".

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Édouard Philippe, c'est la droite "qui a abdiqué sur tout, qui s'est reniée en permanence et qui a tourné le dos à ses convictions pour des postes ministériels", critique Damien Abad.

Nous on veut une droite qui assume ses convictions, qui soit fière de ses valeurs et qui ne les trahit pas pour des ambitions personnelles. Aujourd'hui, quand la tempête souffle, on veut rester sur le bateau pour porter les projets et les valeurs de la droiteDamien Abadà franceinfo

Le vice-président des Républicains imagine que le Premier ministre "doit quand même être bien mal à l'aise quand, dans son gouvernement, il y a des gens qui viennent de la gauche, quand dans la liste de Mme Loiseau, il y a des gens comme M. Canfin qui viennent de la gauche radicale". Il l'explique par "le zèle du converti" mais dit regretter que "le Premier ministre emploie ces mots-là et finalement tourne le dos et les talons à ce qu'il a été avant".

La droite "en reconstruction"

Qu'apporte la droite aujourd'hui ? Damien Abad admet qu'elle est "en reconstruction". "Nous avons perdu l'élection présidentielle au premier tour, ce qui était la première fois depuis 1958. A partir de là, il faut reconstruire. C'est le rôle que Laurent Wauquiez s'est assigné courageusement. Il a d'abord remonté une équipe dirigeante. Ensuite, il a fallu préparer cette élection européenne. Trouver François-Xavier Bellamy qui aujourd'hui, fait l'unanimité dans notre camp", explique-t-il, reconnaissant que "le chemin sera long et difficile".

Il est persuadé toutefois que "les Français sont en train de comprendre qu'il existe une alternative républicaine crédible à Emmanuel Macron. Et que le match qu'on veut nous faire, qui consiste à dire 'C'est moi ou le chaos', est un match avec deux chimères mortifères pour la France".