Election présidentielle : l'ancien ministre François Baroin "clarifiera ses intentions à l'automne"

L'ancien ministre explique au "JDD" que "le temps n'est pas à la présidentielle" et annoncera dans quelques mois s'il est candidat ou non.

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France Télévisions
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L'ancien ministre François Baroin lors d'un meeting de la candidate à la mairie de Paris Rachida Dati, le 25 février 2020. (ANTONIN BURAT / HANS LUCAS / AFP)

L'ancien ministre LR François Baroin, que certains dans son parti verraient bien candidat à la présidentielle de 2022, affirme qu'il "clarifiera ses intentions à l'automne". Le maire de Troyes (Aube) doit publier également le 23 septembre un livre pour nourrir "le débat des idées de (sa) famille politique". "Mais la question de l'incarnation, c'est un autre sujet. Ce n'est pas ce rendez-vous-là", précise-t-il au Journal du dimanche, dimanche 7 juin.

Le temps n'est pas à la présidentielle. Les leçons de la crise doivent être tirées, c'est la priorité pour les Français.

François Baroin

au "JDD"

Pour François Baroin, le premier tour des élections municipales a été "un échec sévère pour le parti du président", qui a montré son "incompréhension complète du besoin de proximité". L'ancien ministre estime en revanche que ce premier tour a "été un succès pour Les Républicains, qui restent la première force politique municipale. La droite en termine avec un long cycle de défaites", ajoute le maire de Troyes et président de l'association des maires de France (AMF), ce qui "va conforter la reconstruction de notre parti engagée par Christian Jacob, qui a su rassembler nos alliés naturels".

Les militants LREM "n'ont pas su trouver ce qui les rassemblait"

A Lyon, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Bordeaux… Avant le second tour des municipales, plusieurs alliances ont été nouées entre LREM et LR. François Baroin y voit un aveu de faiblesse pour la majorité, estimant que les candidats LREM concernés, "pour essayer d'exister, sont contraints de s'allier à ceux qui les ont battus". François Baroin prédit ainsi une recomposition du paysage politique vers une forme plus classique, car les militants LREM "n'ont pas su trouver ce qui les rassemblait". Selon lui, "cette lente dérive des continents va conduire à retrouver un paysage politique traditionnel : une droite populaire, forte d'une nouvelle génération qui a obtenu des scores spectaculaires aux municipales" et "une gauche qui reconstitue un arc assez large".

Enfin, le président de l'AMF réclame "la fin d'un schéma ultra-centralisé qui a montré son impuissance" lors de la crise sanitaire. Les représentants de "Territoires unis" – qui regroupe les trois principales associations d’élus (régions, départements et communes) – prendront début juillet "une initiative très forte" en faveur d'un "grand texte de libertés locales". François Baroin entend obtenir "des transferts de compétences, de moyens et d'effectifs aux collectivités locales, et une modification de la Constitution, notamment de son article 72, pour consacrer leur autonomie fiscale et financière et leur libre administration".

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