Législatives PS-FN dans le Doubs : "Nous n’avons jamais été dans cette situation-là"

La candidate du Front national, Sophie Montel, et celui du Parti socialiste, Frédéric Barbier, se sont qualifiés dimanche pour le second tour de la législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs. Le vice-président du FN Florian Philippot et le porte-parole du PS Olivier Faure débattent sur France Info.

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Face à face dans le studio de France Info, le vice-président du FN Florian Philippot et le porte-parole du PS Olivier Faure réagissent d'abord aux résultats de dimanche soir. Le second tour de l’élection législative partielle organisée dans le Doubs pour trouver un successeur à Pierre Moscovici opposera dimanche prochain la candidate FN Sophie Montel (32%, 1er tour) au candidat socialiste Frédéric Barbier (29%).

"C’était une probabilité assez forte ", indique Florian Philippot. "Je suis content qu’on puise avoir ce débat car le candidat socialiste sur place a fui le débat, il devait débattre ce soir avec notre candidate Sophie Montel et il a eu peur. Manifestement il a annulé ", dit-il.

"La victoire est possible ", indique, de son côté, Olivier Faure du PS. "Il y a eu huit partielles auparavant en métropole, nous n’avons jamais été dans cette situation-là, c’est la première fois que FN et PS se retrouvent face à face ", ajoute-t-il, "c’est une élection où le FN perd un millier de voix par rapport aux européennes, alors que nous doublons notre score par rapport aux européennes ".

"Le seul système auquel le FN n’appartient pas : le système républicain"

Au sujet de la position de l'UMP, qui pour l'heure ne donne aucune consigne et se dirigerait vers un "ni-ni", le vice-président du FN indique : "les consignes d’appareils n’ont plus beaucoup de poids aujourd’hui, les électeurs sont parfaitement libres, et l’enjeu aujourd’hui c’est est-ce qu’on veut la continuité, le système, un candidat du gouvernement monsieur Hollande monsieur Valls, alors on vote socialiste... Ou est-ce qu’on veut le changement, est-ce qu’on veut la candidate de la République qui va changer radicalement la politique sur l’Europe, la politique économique, l’immigration, le communautarisme… l’enjeu est là ", explique Florian Philippot. "L'UMP s’est piégée elle-même en se mettant au garde-à-vous national derrière le PS, résultat ils ne sont même pas dans la course ", ajoute-t-il.

Le porte-parole du PS refuse ce positionnement "anti-système" du FN : "le seul système auquel le FN n’appartient pas, c’est le système républicain, parce que sont des républicains de surface, parce que quand ils parlent de laïcité ils n’en parlent qu’à l’encontre des musulmans, quand il parle de vivre ensemble, égalité fraternité, ils n’en parlent que pour laisser monsieur Chauprade expliquer qu’il y a une cinquième colonne en France, que nous sommes dans le grand remplacement… " Olivier Faure note que ce principe de parti "anti-système" s'exprime différement dans d'autres pays, citant par exemple Syriza en Grèce.