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Législatives : la discrète campagne de Jean-Louis Borloo et du Parti radical

Jean-Louis Borloo, poussé à un second tour dans son fief, fait une campagne discrète. Sans strass ni communication nationale. Dans son sillage, le Parti radical pourrait conserver une quinzaine de députés. De quoi constituer un groupe à l'Assemblée.
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Jean-Louis Borloo devrait être réélu dans sa circonscription de Valenciennes. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Jean-Louis Borloo, poussé à un second tour dans son fief, fait une campagne discrète. Sans strass ni communication nationale. Dans son sillage, le Parti radical pourrait conserver une quinzaine de députés. De quoi constituer un groupe à l'Assemblée.

"Plus que jamais, il importe que tous ceux qui au sein du centre droit et de la droite républicaine incarnent cette dimension sociale se rassemblent", écrivait Jean-Louis Borloo sur son compte twitter le 6 mai.

Depuis, plus rien. Son a cessé d'être actif quand Nicolas Sarkozy a perdu au second tour de l'élection présidentielle. Une élection à laquelle Jean-Louis Borloo avait un temps pensé participer mais pour laquelle il a finalement été très discret. Comme pour se démarquer d'une ligne trop à droite pour lui.

"M. Borloo ne veut pas être suivi durant sa campagne"

La campagne pour les législatives s'est poursuivie dans la même lignée. Aucune image de l'ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy dans les JT, aucun reportage dans la presse nationale.

"M. Borloo ne veut pas être suivi durant sa campagne", explique son staff, alors que le président du Parti radical est en passe d'être une nouvelle fois réélu dans la 21e circonscription du Nord, dont il est le député depuis 1993.

Investi par l'UMP et son propre parti, Jean-Louis Borloo fait une campagne locale, minimaliste en termes de communication. "Il n'y a pas un marché, pas une brocante où il n'est pas", explique un journaliste politique local. Contrairement à 2007 où il avait été élu en 2007 dès le premier tour, l'ancien ministre de l'écologie est cette fois-ci poussé à un ballottage dans son fief.

"Demi-accord" avec l'UMP

Au second tour, dimanche 17 juin, l'ancien maire de Valenciennes (de 1989 à 2002) affrontera Fabien Thiémé, à qui il avait ravi la circonscription en 1993. Une étape qu'il aborde "dans la sérénité".

Mais au-delà de la probable réélection du leader des radicaux valoisiens, le Parti radical, qui avait conclu "un demi-accord" avec l'UMP sur des désistements réciproques, avait présenté au 1er tour 89 candidats dont 16 députés sortants.

Un groupe radical à l'Assemblée ?

Dimanche, le parti de centre-droit, qui avait 21 députés dans la précédente assemblée, aura 23 candidats en lice au second tour des législatives.

Après l'élection dès le premier tour de Jean Leonetti et Franck Reiss, les radicaux misent désormais sur la réélection des 13 députés sortants encore en course, François Hostalier ayant été éliminée le 10 juin, dans le Nord. Un succès de leur part et le parti de Jean-Louis Borloo et Rama Yade - défaite dans les Hauts-de-Seine - pourrait viser la constitution d'un groupe parlementaire autonome de l'UMP.

Pour poursuivre son émancipation. Et contribuer à la reconstruction du centre ?

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