Faible participation pour la législative partielle dans le Doubs

La forte abstention éloigne le scénario d'une triangulaire entre le PS, l'UMP et le FN.

La candidate du FN Sophie Montel (au centre) vote pour le premier tour de la législative partielle dans le Doubs, le 1 février 2015.
La candidate du FN Sophie Montel (au centre) vote pour le premier tour de la législative partielle dans le Doubs, le 1 février 2015. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Les bureaux de vote sont fermés dans le Doubs. Cette législative partielle provoquée par le départ de Pierre Moscovici à Bruxelles a pris des allures de test national dans les médias, mais n'a pas suscité une forte mobilisation des électeurs.

A 17 heures, une heure avant la fermeture des bureaux de vote, la participation n'était que de 34,45% dans cette 4e circonscription du Doubs, qui compte un peu plus de 67 000 inscrits. Une forte abstention qui éloigne la perspective d'une triangulaire lors du probable second tour. Ce scrutin a pourtant mobilisé les principaux partis politiques, après les attentats de Paris et avant les départementales de mars prochain.

Une confirmation du regain de popularité de Hollande ?

Le regain de popularité de l'exécutif pouvait constituer un motif d'espoir pour le candidat socialiste Frédéric Barbier, qui craignait un vote sanction sur ce territoire populaire frappé par le chômage. La présence de la gauche au deuxième tour est "l'inconnue majeure du scrutin", estime Bernard Sananes, de l'institut de sondage CSA, relevant que la circonscription en question, berceau de l'industrie automobile, compte 22% d'ouvriers contre 13,5% au niveau national.

Frédéric Barbier, suppléant de Pierre Moscovici, semblait surtout craindre la dispersion à gauche (Quatre autres candidats de gauche sur treize candidats au total). "S'il n'y a pas un rassemblement dès le premier tour, il y a un vrai risque que la gauche ne soit pas au 2e tour", a reconnu le candidat PS de 54 ans.

La droite en embuscade

Seulement deux candidats devraient avoir accès à ce second round en raison de la forte abstention. En face du candidat PS et de la candidate FN Sophie Montel, l'UMP Charles Demouge compte sur l'union des forces de droite. L'UMP a obtenu le soutien de l'UDI et le MoDem a décidé de ne pas présenter de candidat pour éviter "de faire le jeu de candidats extrémistes".

Le FN, qui avait récolté 36% des voix sur la 4e circonscription du Doubs lors des élections européennes de 2014, espère lui clairement terminer en tête du premier tour dimanche et permettre à l'extrême droite de conquérir au deuxième tour un troisième siège à l'Assemblée nationale.

Avec Marine Le Pen, venue la soutenir aux portes de l'usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux, l'eurodéputée FN Sophie Montel, 45 ans, a axé sa campagne sur la désindustrialisation et le "péril islamiste", au lendemain des attentats de janvier qui ont fait 17 morts à Paris.