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Le socialiste Jean-Pierre Bel élu président du Sénat

Dès le premier tour de scrutin, Jean-Pierre Bel (PS) a été élu président du Sénat avec 179 voix contre 134 à l'UMP Gérard Larcher, président sortant du Sénat, et 29 à la centriste Valérie Létard.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Jean-Pierre Bel (AFP)

Dès le premier tour de scrutin, Jean-Pierre Bel (PS) a été élu président du Sénat avec 179 voix contre 134 à l'UMP Gérard Larcher, président sortant du Sénat, et 29 à la centriste Valérie Létard.

Il devient le premier président socialiste de l'histoire du Sénat, et le deuxième personnage de la République. La séance avait été ouverte par le doyen d'âge Paul Vergès, qui a prononcé un discours très axé sur l'écologie et l'outre-mer.

Les Verts n'ont pas présenté de candidat
Désormais majoritaire, la gauche sénatoriale disposait depuis dimanche dernier de 177 sièges sur 348, soit la majorité absolue plus deux voix. Le nouveau sénateur EELV, Jean-Vincent Placé avait annoncé samedi qu'il n'y aurait pas de candidature écologiste et que les dix sénateurs Europe écologie-Les Verts voteraient pour le candidat socialiste, Jean-Pierre Bel.

Jean-Pierre Bel, un élu ariégeois encore inconnu du grand public
Inconnu du grand public et patron des sénateurs socialistes depuis 2004, Jean-Pierre Bel assure, avec son accent chantant du sud-ouest, n'avoir "aucun complexe" car, constate-t-il : "lorsqu'on regarde les 17 présidents du Sénat, à peine un ou deux étaient véritablement connus.

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Très habile à la manoeuvre politique, il cultive son profil modeste veillant à s'effacer derrière ses troupes pour recueillir le plus grand consensus. "Il laisse respirer le groupe", assure la sénatrice de Seine-et-Marne Nicole Bricq. "C'est un authentique homme de gauche, les critiques les plus dures à son égard viennent de son parti", reconnaît le sénateur PRG, Yvon Collin.

Alors que Jean-Pierre Bel soutient François Hollande à la primaire, Martine Aubry l'a qualifié publiquement "d'opportuniste" avant de l'adouber en saluant sa victoire le 25 septembre au Sénat. "Contrairement à ce que dit Martine Aubry, je ne suis pas un arriviste, je ne suis pas dans le microcosme parisien, j'ai toujours fait en sorte de ne pas l'être... Quand on ne joue pas des coudes pour être au milieu de la photo, on parait un peu incongru", rétorque-t-il.

Ce montagnard "au pas mesuré mais assuré" promet un "Sénat plus moderne, plus modeste, plus transparent". "Il est déjà dans la fonction, il va se révéler comme il est, c'est à dire travailleur", dit François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon, qui l'a fréquenté dans sa jeunesse.

Père de trois enfants, deux d'un premier mariage et une d'une récente union avec une Cubaine, il entend "préserver son jardin secret". "La vie politique ne doit surtout pas être un sacerdoce, je ne confonds pas la vie politique et mon bonheur personnel. Je ne suis pas prêt à tout sacrifier simplement pour ma réussite politique", confie-t-il.

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