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Le socialiste Jean-Noël Guérini a été réélu dans un fauteuil jeudi à la tête du conseil général des Bouches-du-Rhône

"Le Jean-Noël nouveau est arrivé", a ironisé celui qui préside la collectivité depuis 1998 a même obtenu trois voix en plus des 37 que comptait sa majorité sur le papier (31 PS et 6 PCF), contre 17 à l'UMP et ses alliés, un DVD et deux non inscrits."Merci à ces troix voix, je ne sais pas lesquelles, on verra bien... ", a-t-il ajouté.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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"Le Jean-Noël nouveau est arrivé", a ironisé celui qui préside la collectivité depuis 1998 a même obtenu trois voix en plus des 37 que comptait sa majorité sur le papier (31 PS et 6 PCF), contre 17 à l'UMP et ses alliés, un DVD et deux non inscrits.

"Merci à ces troix voix, je ne sais pas lesquelles, on verra bien... ", a-t-il ajouté.

Comme quoi, j'arrive à rassembler au-delà de mon camp. Je suis debout et fier avec le soutien de mes amis socialistes, communistes et d'autres amis", a déclaré M. Guérini dans l'hémicycle, regardant vers le banc des non-inscrits.

Un banc où siège notamment le maire de Marignane Eric Le Dissès, pour qui l'UMP a appelé à voter au second tour, après avoir refusé d'arbitrer le premier entre plusieurs candidatures à droite, dont la sienne.

En délicatesse depuis l'incarcération de son frère Alexandre dans une affaire touchant à des marchés publics, où son propre nom apparaît dans certaines pièces, Jean-Noël Guérini , 60 ans, a fait l'unanimité dans son camp en dépit des remous.

Seul candidat face à l'UMP Martine Vassal, M. Guérini était promis à sa réélection, fort d'un soutien unanime obtenu à l'issue d'une réunion du groupe socialiste mercredi, où certains prédisaient pourtant "une nuit de la Saint-Barthélémy", a-t-il ironisé devant la presse.

"J'en ai ras-le-bol de recevoir des leçons de certains responsables de l'UMP", a-t-il lâché, qualifiant aussi les militants du "Renouveau PS 13", qui appelait au changement, de "groupuscule où l'on sait qui est à la manoeuvre". Quant à son frère, s'il a fauté, "il en répondra devant la justice. Pour autant, il n'existe pas encore, que je sache, de délit de fraternité", a-t-il dit.

M. Guérini a enfin confirmé qu'il démissionnait de la tête de la fédération départementale du PS, sur laquelle une commission d'enquête constituée par Solférino va se pencher. Et promis de nouvelles méthodes de gouvernance au conseil général, proposant notamment la commission des finances à l'opposition, une "compromission" qu'exclut Mme Vassal.

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