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Le PS n'a plus la majorité absolue à l'Assemblée nationale

Avec le départ de Jean-Pierre Maggi, député des Bouches-du-Rhône, le groupe PS passe de 289 à 288 députés, soit un nombre de membres inférieur au seuil de la majorité absolue.

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France Télévisions
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L'Assemble nationale, à l'occasion du vote de la loi sur le mariage pour tous, le 23 avril 2013. ( MARTIN BUREAU / AFP )

"J’ai bien l’intention de quitter le groupe socialiste", écrit Jean-Pierre Maggi dans un billet de blog, publié le 6 janvier. Le député des Bouches-du-Rhône souhaite ainsi exprimer sa "désapprobation vis-à-vis de la Réforme territoriale et la création de la Métropole Aix-Marseille".

La défection de Jean-Pierre Maggi du groupe PS à l'Assemblée nationale est lourde de conséquences puisqu'elle le prive de la majorité absolue. Il passe à 288 membres, sur un total de 577 députés. Les socialistes seront donc contraints, pour les textes à venir, de composer systématiquement avec les radicaux de gauche ou avec les écologistes.

Déjà 9 députés en moins pour le groupe socialiste

Depuis le début de cette législature, le groupe PS, qui comptait 297 députés au départ, a donc perdu neuf membres. La perte de majorité absolue était attendue par les socialistes, mais elle intervient un peu plus tôt que prévu. En effet comme le souligne L'Express, le PS risque de perdre un nouveau siège en février à l'occasion d'une législative partielle dans le Doubs, provoquée par le départ de Pierre Moscovici à la Commission européenne. Quant au député frondeur Philippe Noguès, il n'exclut pas de claquer la porte. 

De son côté, Jean-Pierre Maggi a précisé qu'il verserait dorénavant sa contribution financière au Parti radical de gauche, mais qu'il ne prendrait pas sa carte. Il a également assuré qu'il quittait "le groupe socialiste physiquement, mais non idéologiquement", en restant un élu de gauche. 

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