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Le grand oral d'Ayrault : à la recherche de 6 à 10 milliards d'euros

Le Premier ministre prononce cet après-midi son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale. L'audit de la Cour de comptes publié hier ouvre la porte à la réduction des dépenses et à une augmentation de plusieurs impôts. En engageant la responsabilité de son gouvernement, Jean-Marc Ayrault teste aussi sa majorité.
Article rédigé par Alexandre Chassignon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

Les grandes lignes sont connues : réduction du déficit malgré une croissance atone. Les mesures précises du projet de budget rectificatif seront pour l'essentiel confirmées demain matin en conseil des ministres. Cet après-midi, devant les députés, Jean-Marc Ayrault devra surtout convaincre qu'il peut réussir à tenir le programme de François Hollande. "Les classes populaires et les classes moyennes seront préservées. Parallèlement, la dépense sera maîtrisée ", a déjà rappelé Matignon hier.

Un effort "particulièrement marqué"

Les services du Premier ministre reconnaissent aussi l'obligation d'un effort "particulièrement marqué au début de la législature " pour atteindre l'objectif de 3% de déficit public fin 2013. Rien que pour le limiter à 4,4% cette année, entre 6 et 10 milliards d'euros sont nécessaires, selon la Cour des comptes.

La rigueur est à l'ordre du jour puisque la dépense de l'Etat devrait être gelée en valeur de 2013 à 2015, hors charge de la dette et retraites des fonctionnaires.

Le gouvernement doit aussi dégager des marges de manoeuvre en revenant sur des baisses d'impôts décidées sous Nicolas Sarkozy. Mais une augmentation de la TVA n'est prévue ni cette année ni l'année prochaine, a rappelé hier Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget.

Un test pour la majorité

Le discours de politique générale, accompagné de l'engagement de la responsabilité du gouvernement, sera aussi un test pour la nouvelle majorité de gauche. Jean-Marc Ayrault est assuré du soutien des 295 députés du groupe socialiste, des 15 du groupe radical et des 18 du groupe écologiste.

Mais les 10 députés du Front de gauche, qui composent l'essentiel du groupe Gauche démocrate et républicaine, menacent de ne pas voter la confiance. Ils feront savoir leur position ce midi.
Sur France Info ce mardi matin, Noël Mamère (Verts) a déclaré qu'à titre personnel il s'apprêtait à ne pas voter la confiance. 

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