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Le gouvernement va durcir la réglementation sur les cabines à UV

Une étude publiée mercredi indique que les cabines de bronzage artificiel provoqueraient entre 91 et 350 nouveaux cas de cancers de la peau chaque année en France. Un décret est en préparation.

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Une étude publiée le 23 mai 2012 montre la dangerosité des UV artificiels, responsables de cancers de la peau. (NICHOLAS EVELEIGH / ICONICA / GETTY IMAGES)

En France, elles seraient responsables de la mort de 19 à 76 personnes chaque année. Le gouvernement prépare un décret pour durcir la réglementation sur les cabines de bronzage artificiel, a annoncé mercredi 23 mai Marisol Touraine, ministre de la Santé, lors d'une conférence de presse.

"Ce décret va durcir très considérablement les règles", avec un renforcement des contrôles et des sanctions, face au risque de cancers de la peau entraîné par les appareils à ultraviolets (UV), a-t-elle indiqué.

Une dangerosité avérée

"Même si les UV artificiels ne sont responsables que d'une part modeste du nombre de mélanomes cutanés, en termes d'incidence et mortalité, la pratique du bronzage en cabine, dont la finalité est uniquement esthétique, est responsable de 100 à 350 nouveaux cas incidents annuels de ce cancer cutané très dangereux", a souligné une étude publiée mercredi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Selon les différents scénarios utilisés par les chercheurs de l'International prevention research institute (Ipris), de l'Institut de veille sanitaire (INVS) et de l'Institut national 
de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), auteurs de l'étude,"entre 91 et 350 cas annuels" de mélanomes "sont attribuables aux cabines de bronzage, et entre 19 et 76 décès annuels".

Les médecins réclament des mesures de prévention

Les chercheurs préconisent donc "un renforcement des actions de prévention pour diminuer la pratique des UV artificiels à visée esthétique". Ils prônent notamment des campagnes de communication ou des "taxations spécifiques" pour les appareils à UV artificiels. "L'interdiction totale de mise à disposition de cabines de bronzage par UV pour un usage esthétique est une autre mesure qui doit être envisagée et mise en balance avec l'efficacité de mesures de prévention précédemment citées", ajoutent les scientifiques.

Dans un éditorial publié dans le même numéro du BEH, deux dermatologues, Jean Civatte et Jacques Bazex, de l'Académie nationale de médecine, plaident pour "une politique d'interdiction progressive des cabines de bronzage" comme au Brésil ou dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie.

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