Affaire de Rugy : le ministre ne démissionnera pas malgré la pression

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a montré toute sa colère et son émotion, vendredi 12 juillet, face à la polémique qu'il suscite.

Le feuilleton de Rugy délivre chaque jour de nouveaux épisodes. Dernier en date : l'appartement relevant du dispositif Scellier à vocation sociale que le ministre occupe depuis 2007 à Orvault (Loire-Atlantique) pour recevoir ses enfants depuis sa séparation. Or ses revenus dépassent le plafond autorisé, révèle Mediapart. Pour bénéficier de ce dispositif, le logement devait aussi être sa résidence principale, ce qui n'est pas le cas.

"Je suis très en colère"

François de Rugy a réagi sur les réseaux sociaux, arguant qu'il n'était pas au courant de la nature de son logement. "Je suis très en colère (...) Jamais de toute ma vie je n'ai demandé à occuper un logement social", a fulminé le principal intéressé sur BFM TV, vendredi 12 juillet. Malgré les dénégations du ministre, certains s'interrogent au sein même de la majorité présidentielle. "Évidemment que ça fait du mal, ça donne une image terrible (...) Il faut que l'on soit exemplaires à tous les étages", a assuré Benjamin Griveaux. Vendredi, François de Rugy est toujours ministre, mais les soutiens sont très discrets quand il s'agit de le défendre.

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François de Rugy à Niort (Deux-Sèvres), le 11 juillet 2019. 
François de Rugy à Niort (Deux-Sèvres), le 11 juillet 2019.  (GEORGES GOBET / AFP)