La classe politique réagit après l'annonce de la mort du meurtrier présumé de Toulouse et de Montauban

Les candidats à la présidentielle ont réagi, jeudi 22 mars à la mi-journée, après le dénouement des événements de Toulouse et de Montauban.

Les hommes du RAID après l\'assaut du présume meurtrier, à Toulouse, le 22 mars 2012.
Les hommes du RAID après l'assaut du présume meurtrier, à Toulouse, le 22 mars 2012. (AFP - Pascal Pavani)

Les candidats à la présidentielle ont réagi, jeudi 22 mars à la mi-journée, après le dénouement des événements de Toulouse et de Montauban.

Confirmée par le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, la mort du présumé coupable de la tuerie de Toulouse a suscité une série de déclarations.

La classe politique a salué le travail et le courage des hommes du RAID, à l'instar du président-candidat, Nicolas Sarkozy dans une intervention à l'Elysée et de François Hollande.

Les autres réactions.

François Bayrou, candidat du MoDem

"Il fallait que force reste à la loi" et que "c'est chose faite". "L'issue du drame de Toulouse est un soulagement pour tous ceux qui ont vécu cette barbarie et tous ceux qui en ont ressenti le deuil et l'angoisse", a déclaré le président du MoDem.

"Il faut soutenir les forces spécialisées de la police et du renseignement qui ont mené à son terme cette opération et refuser toute polémique sur ce sujet", a-t-il souligné. "Je pense aussi aux policiers qui ont été blessés et j'espère leur rétablissement".

"Il est des moments où l'Etat républicain doit être l'objet du soutien de tous les citoyens, en particulier au moment où il assure leur protection devant la barbarie", a conclu M. Bayrou.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche

Après avoir exprimé son "soulagement", le candidat du Front de gauche a déclaré : "J'ai une pensée pour ceux qui travaillent pour nous au péril de leur vie", avant de préciser que "personne ne se réjouira de sa mort" (celle du tueur présumé, ndlr). "Nous pouvons en conclure que cela ne pouvait pas bien finir", a-t-il aussi dit.

Interrogé sur les propos du FN qui s'est interrogé "sur le fait de savoir s'il (le meurtrier présumé) n'aurait pas pu être interpellé plus tôt", M. Mélenchon a répondu : "il ne faut pas se lancer dans les analyses et enquêtes de comptoir de bistrot".

"Comme d'habitude Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence, d'abord on doit dire le respect aux policiers et après on va regarder. Peut être qu'il y a des failles", a-t-il ajouté, jugeant que la candidate FN "parle pour ne rien dire", qu'"on ne peut pas lui confier de responsabilité".

Marine Le Pen, candidate du Front national

"C'était l'issue prévisible. Il avait lui-même annoncé qu'il irait jusqu'au bout", a affirmé Mme Le Pen à des journalistes, juste avant d'intervenir devant l'Association de la presse étrangère (APE).

"Je crois qu'il n'y aura pas beaucoup de Français pour verser une larme", a ajouté la leader du parti d'extrême droite.

La candidate du FN à l'Elysée avait affirmé plus tôt dans la matinée que le gouvernement avait "probablement peur" de donner l'assaut pour le capturer, craignant qu'il ne trouve la mort et "qu'il y ait des réactions dans un certain nombre de quartiers".

NicolasDupont-Aignan, candidat de "Debout la République"

"Je veux exprimer ma plus grande reconnaissance envers le dévouement de nos forces de l'ordre qui ont accompli une mission périlleuse avec professionnalisme et rigueur", écrit M. Dupont-Aignan dans un communiqué.

"Je me réjouis également du soulagement qui va envahir la région toulousaine de savoir que le tueur est désormais hors d'état de nuire", a-t-il ajouté.

Pour le candidat, "le temps de l'action est désormais révolu, celui de la réflexion doit s'ouvrir pour comprendre les causes et les conséquences de cette folie meurtrière".