La chef du Parti socialiste a critiqué mardi l'absence de "vision" des leaders du G20

Participant au Forum social de Dakar (FSM), Mme Aubry a prôné le "volontarisme pour faire changer les choses". Elle a critiqué l'absence de "vision" des leaders du G20.Mme Aubry doit tenir mardi au FSM un discours axé sur l'Afrique, qui se veut en rupture avec "le discours compassionnel et post-colonial".

Martine Aubry avec Lula, l\'ex-président du Brésil, marchant dans les allées du Forum social de Dakar,le 7/02/11
Martine Aubry avec Lula, l'ex-président du Brésil, marchant dans les allées du Forum social de Dakar,le 7/02/11 (AFP/Seyllou)

Participant au Forum social de Dakar (FSM), Mme Aubry a prôné le "volontarisme pour faire changer les choses". Elle a critiqué l'absence de "vision" des leaders du G20.

Mme Aubry doit tenir mardi au FSM un discours axé sur l'Afrique, qui se veut en rupture avec "le discours compassionnel et post-colonial".

"Trois ans après la crise rien ne se passe, aucune conséquence n'a été tirée, c'est un autre monde qu'il faut mettre en place", a-t-elle ajouté, justifiant sa présence au FSM par la volonté "d'être là sur le terrain avec tous ceux qui se battent dans le monde".

"Le volontarisme peut changer les choses, que ce soit celui d'un peuple ou d'un homme", a ajouté la responsable socialiste.

"Nous, nous disons qu'un autre monde est possible", a-t-elle répété à plusieurs reprises dans les travées de l'université Cheikh Antar Diop, où se tient le FSM, avant de participer à un débat sur l'eau.

"Les hommes et femmes qui se battent ici ne sont pas des extrémistes, ils inventent des réponses, créent des coopérations", a-t-elle dit. "Dire que l'agriculture est faite pour nourrir les hommes, pas pour spéculer, c'est être gauchiste ?".

Parlant du discours qu'elle doit tenir mercredi, Martine Aubry a indiqué: Il est temps d'avoir un autre regard sur l'Afrique (...) je pense que la France doit sortir de l'arrogance et de l'ignorance" vis à vis du continent africain, a-t-elle indiqué mardi.

Elle s'est toutefois défendue de vouloir se positionner par rapport au discours controversé qu'avait tenu le président Sarkozy en 2007 à Dakar.

"Je viens parler de l'Afrique comme je l'aime, je ne suis pas là pour faire un discours contre", a-t-elle affirmé.