Justice des mineurs : le ministère dément les informations du Figaro

La justice des mineurs étendue aux 18-21 ans ? Ce serait le projet du ministère de la Justice, si l’on en croit Le Figaro. Le quotidien détaille ce samedi, des documents qu’il présente comme étant "préparatoires" à la réforme de la justice des mineurs. La chancellerie dément formellement ces informations.

(Christiane Taubira présentera,au premier trimestre 2015, la réforme de la justice des mineurs. © MaxPPP / Xavier De Torres)

La réforme de la justice des mineurs qui doit être présentée au premier trimestre 2015 par le ministère de la Justice commence déjà à faire polémique. Dans son édition de samedi, Le Figaro publie des documents qu’il présente comme étant les grandes lignes du projet.

Selon le quotidien, la première mesure consisterait à supprimer les tribunaux correctionnels pour mineur, créés sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Une information qui ne surprend pas vraiment, puisque cette suppression faisait partie des engagements de campagne de François Hollande. Le 7 juillet dernier, Christiane Taubira s'était également engagée à en faire une proposition de loi dans le texte qui sera présenté en 2015. 

"Aucune décision n'a été prise et aucun texte n'a été arrêté"

Mais selon Le Figaro, c’est une autre mesure qui risque de créer la surprise et d’engendrer la polémique. Et pour cause, Christiane Taubira voudrait élargir le champ d’application de la justice des mineurs aux jeunes adultes, c’est-à-dire aux 18-21 ans. En clair, selon les informations du quotidien, leur suivi ne serait plus assuré par les juges de l’application des peines, mais par les juges des enfants, qui sont guidés par des principes forcément moins répressifs.

 

Le ministère de la Justice a formellement démenti ces informations indiquant qu’il ne s’agissait que de documents de travail qui ne préfiguraient pas nécessairement le futur texte de loi. "Ce qui est publié par le Figaro n'est qu'un assemblage de morceaux de consultations et de bribes de débats, présentés comme des éléments tangibles alors qu'aucune décision n'a été prise et qu'aucun texte n'a été arrêté " a indiqué le porte-parole de la Chancellerie.