Jérôme Lavrilleux n'est plus désiré dans la délégation française au Parlement européen

L'eurodéputé UMP est visé par une information judiciaire dans l'affaire Bygmalion.

Jérôme Lavrilleux attend l\'ouverture de la session au Parlement européen, à Strasbourg, le 1er juillet 2014.
Jérôme Lavrilleux attend l'ouverture de la session au Parlement européen, à Strasbourg, le 1er juillet 2014. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Jérôme Lavrilleux a fait la rentrée de la session parlementaire à Strasbourg, mardi 1er juillet. Mais ses ennuis judiciaires pourraient le contraindre à quitter Strasbourg en cours de mandat. En attendant, la délégation française du Parti populaire européen (PPE), réduite à 20 membres, contre 30 durant la précédente législature du Parlement européen, doit donc composer avec sa présence.

L'ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé est visé par une information judiciaire dans l'affaire Bygmalion. Il a publiquement reconnu sa responsabilité dans ce système présumé de fausses factures mis en place en 2012 par l'équipe de Nicolas Sarkozy, pour couvrir des dépassements de frais durant la campagne présidentielle.

Le groupe attend la décision définitive de l'UMP

Suspendu de l'UMP, qui a mis en route une procédure d'exclusion à son encontre, Jérôme Lavrilleux, doit siéger au sein de la commission des pétitions, qui reçoit les réclamations des citoyens des 28 Etats membres.

"Le groupe attend la décision définitive de l'UMP pour prendre la même décision", a expliqué à des journalistes Alain Lamassoure, président de la délégation française au sein du PPE. L'exclusion de Jérôme Lavrilleux entraînerait son départ du PPE mais ne l'empêcherait pas de siéger parmi les non-inscrits ou dans tout groupe qui l'accepterait à titre individuel.

L'ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, qui a jusqu'à présent exclu de démissionner, ne pourrait perdre son mandat qu'après la levée de son immunité parlementaire, consécutive à une décision de justice prononçant son inéligibilité.