La grande réforme d'EDF est repoussée après la présidentielle de 2022

Cette grande réforme vise à découper EDF en trois entités : le nucléaire et le réseau à haute tension, les énergies renouvelables et la distribution.

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Radio France
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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, à Colomiers (Haute-Garonne), le 16 juillet 2021.  (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)

La grande réforme d'EDF, que devait lancer le gouvernement, est reportée après la présidentielle de 2022, a appris franceinfo de source gouvernementale mercredi 28 juillet.

Baptisée "Hercule", pour montrer que la transformation de l'entreprise relevait de "l'exploit", la réforme se heurte aux syndicats de l'électricien et aux négociations européennes difficiles. L'idée de la réforme était de découper EDF en trois entités selon les activités : le nucléaire et le réseau à haute tension d'un côté, les énergies renouvelables et la distribution de l'autre.

L'opposition des syndicats d'EDF

Depuis des mois, le patron d'EDF, Jean-Bernard Levy, et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, négociaient avec la Commission européenne. Mais les discussions avec Bruxelles se sont révélées compliquées, notamment sur la fixation du prix de l'électricité et la nécessité ou non d'avoir des barrières parfaitement étanches entre les différentes entités.

L'exécutif et la direction d'EDF ont dû aussi faire face à l'opposition farouche des puissants syndicats de l'entreprise qui voient dans cette réforme une première étape vers la privatisation de l'entreprise détenue par l'Etat à hauteur de 84 %. Pour le gouvernement, il est donc urgent d'attendre. Comme celle des retraites, la réforme d'EDF est remise à après l'élection présidentielle de l'an prochain.

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