Jean Castex veut augmenter les moyens attribués à la justice, un secteur "au cœur de nos priorités"

Le Premier ministre a visité le tribunal de Bobigny, en compagnie de son nouveau ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

Le premier ministre Jean Castex (à droite) et son Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti (à gauche) descendent les marches du palais de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis), mercredi 8 juillet 2020.
Le premier ministre Jean Castex (à droite) et son Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti (à gauche) descendent les marches du palais de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis), mercredi 8 juillet 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

"Les modalités de fonctionnement du service public judiciaire sont au coeur de nos priorités." Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, mercredi 8 juillet, à l'issue d'une visite au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), son intention d'augmenter les moyens dévolus à la justice dès l'année prochaine.

"Il existe une loi de programmation votée par l'actuelle majorité et je vous annonce qu'à compter de 2021 nous allons en accélérer la réalisation", a-t-il assuré devant la presse, après cette visite effectuée en compagnie du nouveau garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti. "Une République comme la nôtre, surtout ici en Seine-Saint-Denis, suppose que le service public de la justice au service de tous les citoyens fonctionne le mieux possible."

Le budget de la Justice en hausse l'an dernier

"Des efforts ont déjà été entrepris par le précédent gouvernement", a-t-il souligné, en évoquant "les renforts en personnels" et "un projet immobilier ambitieux, dont la première tranche devrait être livrée en 2024". Le tribunal de Bobigny, la plus grosse juridiction de France, n'en demeure pas moins en sous-effectifs, comme l'avait montré une inspection en 2018, et dans un état de délabrement avancé dans certains secteurs.

Le budget 2020 de la justice, voté en 2019, s'établissait à plus de 7,5 milliards d'euros et en hausse de 4%. Une augmentation conséquente, mais toutefois inférieure à la trajectoire fixée dans la loi de programmation budgétaire 2018-2022.