"Islamo-gauchisme" : des divisions au sein de la majorité après les propos de Frédérique Vidal

Les propos de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, concernant un "islamo-gauchisme" au sein de l’université, continuent de provoquer un tollé dans le monde universitaire. De son côté, le gouvernement est très divisé.

franceinfo

La polémique continue après les propos de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur l’influence de "l’islamo-gauchisme" au sein de l’université. "J’ai dit que l’université n’était pas étanche, qu’elle était traversée par tous les courants de la société", avait-elle justifié à l’Assemblée nationale. Dans le JDD, dimanche 21 février, la ministre réitère son souhait de diligenter une enquête, mais "il s’agit d’une enquête au sens sociologique du terme".

"Un mot du répertoire de l’extrême droite"

Ce terme est très controversé et dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, 800 enseignants-chercheurs demandent sa démission. "Elle vient chercher un mot du répertoire politique de l’extrême droite. Et elle l’associe à des champs de recherche, tout ça pour délégitimer des chercheurs et des universitaires", déplore Caroline Ibos, maître de conférences en sciences politiques à l’université Rennes 2 (Ille-et-Vilaine). Si Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, l’ont soutenue publiquement, des tensions existent au sein du gouvernement. "On ne lui a rien demandé, à part de s’occuper des étudiants, ça devient gênant !", a notamment glissé un conseiller de l’exécutif.

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La ministre de l\'Enseignement supérieur Frédérique Vidal à l\'Elysée, le 7 juillet 2020.
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal à l'Elysée, le 7 juillet 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)