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"Je suis abasourdi" : Jean-Christophe Fromantin, président du Comité Expo 2025, ne digère pas l'abandon de la candidature de la France

Ecœuré après l'annonce par le gouvernement du retrait de la candidature française pour accueillir l'Exposition universelle en 2025, Jean-Christophe Fromantin assure que le modèle économique de son projet était solide, fiable et rentable.

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Radio France
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Jean-Christophe Fromantin en juillet 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Jean-Christophe Fromantin, le président du Comité Expo France 2025, n'est toujours pas remis du choc qu'il a subi ce week-end : à la faveur d'un tweet de journaliste, il découvre samedi 20 janvier que la France retire sa candidature à l'Exposition universelle.   

Le Premier ministre, Edouard Philippe, n'a même pas pris le temps de m'appeler et puis ses arguments économiques ne tiennent pas

Jean-Christophe Fromantin, président du Comité Expo France 2025

Visiblement écœuré, Jean-Christophe Fromantin s’insurge, lundi 22 janvier, lors d’une conférence de presse convoquée pour l’occasion : le modèle économique de son projet, dont le quartier-général aurait été situé à Saclay (Essonne), près de Paris, était tout à fait solide, fiable. Il prévoyait ainsi plus de 30 millions de visiteurs, à 34 euros l'entrée, et "des retombées économiques énormes" d'après l’édile. La France méritait cette expo universelle, répète Jean-Christophe Fromantin, qui ne digère pas la décision d'Edouard Philippe.

Un événement alternatif en 2025 ?

"On ne peut pas neutraliser sept ans de travail, des milliers de personnes qui ont travaillé sur un projet, de cette manière, dénonce-t-il. C’est indigne, méprisable, par rapport à tous ceux qui, depuis des années, jeunes, entreprises, parlementaires, ont travaillé sur ce dossier. Il y a des choses qui ne se font pas. Et je ne peux pas croire que l’Etat français s’exprime de cette manière quand autant d’énergie a été déployée." "Je suis choqué, abasourdi", reconnaît Jean-Christophe Fromantin. Mais pas K.O : il n'exclut ainsi pas d'organiser un évènement en 2025, sans la permission de l'Etat. "Tant, dit-il, nous avons travaillé."

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