Hollande veut donner un "coup de pouce" au Smic

S'il est élu président de la République, le candidat socialiste annonce qu'il négociera à ce sujet avec les syndicats. 

François Hollande dans les studios de RTL, le 17 avril 2012.
François Hollande dans les studios de RTL, le 17 avril 2012. (RTL / FTVI)

L'augmentation du Smic, un passage obligé pour la gauche au pouvoir ? François Hollande a en tout cas annoncé, mardi 17 avril sur RTL, que, s'il était élu en mai, il y aurait une négociation avec les syndicats sur un éventuel "coup de pouce" au Smic.

Le candidat socialiste à la présidentielle avait déjà affirmé en février qu'il appliquerait la "règle simple" de lien entre la croissance et le Smic. "Le Smic sera non seulement garanti au niveau des prix, donc indexé, et en même temps lié à la croissance (...) Chaque fois qu'il y aura plus de croissance il y aura un coup de pouce au Smic", a réaffirmé François Hollande mardi.

Pas de coup de pouce "depuis au moins trois ans"

Mais il est également allé plus loin : "Il y aura, au-delà de l'indexation sur les prix, à regarder ce qu'il sera possible de faire, puisque le Smic n'a pas reçu de coup de pouce depuis au moins trois ans."

Depuis 2010, la revalorisation annuelle du Smic intervient le 1er janvier et non plus le 1er juillet, une hausse en cours d'année intervenant si l'inflation dépasse 2%. 

Interrogé sur des propos du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, assurant que l'augmentation du Smic faisait partie "des figures imposées" quand la gauche arrive au pouvoir, le candidat socialiste a répondu : "Moi je ne suis pas dans les figures imposées, je suis dans une figure qui doit réussir et qui ne doit pas promettre ce qu'elle ne peut pas tenir."

RTL