Hollande cherche le rassemblement sans céder au "zigzag"

François Hollande a déclaré mardi matin qu'il ne ferait pas une "politique en zigzag en fonction de ceux que je voudrais convaincre", précisant qu’il allait répondre sur l’ensemble des idées d’Arnaud Montebourg

François Hollande sur France 3, le 10 octobre 2011.
François Hollande sur France 3, le 10 octobre 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

François Hollande a déclaré mardi matin qu'il ne ferait pas une "politique en zigzag en fonction de ceux que je voudrais convaincre", précisant qu'il allait répondre sur l'ensemble des idées d'Arnaud Montebourg

"J'essaye de rester sur une cohérence, sur une constance, sans avoir besoin de changer mon propre discours", a-t-il ajouté. "Je ne courrai pas pour faire toutes les chansons à tous ceux qui demandent un peu plus et qui ont des urgences. Vous avez vu l'état des finances publiques, de la dette?

Revenant sur thèmes défendus par Arnaud Montebourg, sans jamais le citer, comme la création d'une VIe République, François Hollande a déclaré : "Je ne pense pas qu'il faille revenir au septennat […] je suis pour le quinquennat [...] il faudra remettre les institutions sur leur pied […] avec un président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement qui légifère"

Sur la démondialisation, François Hollande a estimé : "Si je suis président de la République […] j'aurai à convaincre les européens de poser des règles à la Chine".

"Je recherche le rassemblement"
Je ne peux pas promettre ce que je n'ai pas", a poursuivi le député de Corrèze qui "recherche le rassemblement le plus large sans rien perdre de la ligne directrice qui est la mienne, de ma cohérence". "J'ai toujours été dans une cohérence, je n'en changerai pas. Je n'accepterai pas quelque procès que ce soit", a dit François Hollande, allusion voilée à l'alliance que Martine Aubry avait scellée avec le Mouvement Démocrate du centriste François Bayrou lors des élections municipales de 2008.

Le rival de Martine Aubry, qui l'accuse implicitement d'incarner une "gauche molle", a répliqué sur un ton inhabituellement offensif. "Je ne me ferai donner aucune leçon, de qui que ce soit, sur ma position, sur ma constance, sur ma cohérence et sur mon sens du rassemblement", a-t-il lancé.

François Hollande sur France Infor, mardi 11 octobre 2011

Lundi soir sur France 3, François Hollande avait affirmé entendre les "préoccupations" des quelque 420.000 électeurs de Montebourg. "D'abord ils ont voulu dire quelque chose sur la régulation insuffisante de la mondialisation, sur la place de la finance, sur un certain nombre de dérives dans la République. J'entends déjà ça", a déclaré sur la chaîne publique le député de Corrèze, arrivé en tête du premier tour (38,91% contre 30,47% à Mme Aubry, résultats de 91% des bureaux de vote).

François Hollande au 19/20, le 10 octobre 2011

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