Corse : l'appel à une "île morte" a-t-il été entendu ?

Emmanuel Macron est venu en Corse jeudi 4 avril pour sa quinzième et dernière étape de son tour de France des régions, censé répondre à la crise des "gilets jaunes". Un choix risqué sur fond de tensions avec les nationalistes, qui avaient appelé à une "île morte".

FRANCE 3

Sur la route de Cozzano (Corse-du-Sud), il y avait bien quelques "gilets jaunes" et quelques manifestants brandissant le drapeau corse qui ont tenté de bloquer le convoi présidentiel en vain. Emmanuel Macron a passé son après-midi de jeudi 4 avril dans la petite commune pour le denier des grands débats. Avec 161 élus locaux seulement, les nationalistes, maîtres de l'assemblée régionale, ont boycotté. "Je pense que les Corses méritent mieux que des guerres de tranchées ou de position, les Corses ont besoin de solutions concrètes pour que la vie s'améliore", a déclaré Emmanuel Macron lors du débat.

Démonstration de force

Les nationalistes ont exprimé leur opposition, loin de Cozzano. À Ajaccio (Corse-du-Sud), Jean-Guy Talamoni, chef de file indépendantiste, s'est mêlé à une manifestation syndicale acquise à sa cause. Pour le président de l'Assemblée de Corse, Emmanuel Macron reste sourd aux revendications des Corses. L'opposition voulait montrer sa capacité à mobiliser la Corse autour d'une opération "île morte". Mais le résultat de la démonstration de force est mitigé.

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Emmanuel Macron salué par des gendarmes le 4 avril 2019 à Cozzano, lors de son déplacement en Corse.
Emmanuel Macron salué par des gendarmes le 4 avril 2019 à Cozzano, lors de son déplacement en Corse. (LUDOVIC MARIN / AFP)