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Le nationaliste Jean-Guy Talamoni et l'autonomiste Gilles Simeoni prennent la tête de la collectivité unique de Corse

La liste nationaliste conduite par les deux hommes avait triomphé avec 56,5% des suffrages lors des élections territoriales des 3 et 10 décembre.

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France Télévisions
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L'autonomiste Gilles Simeoni et l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni à l'Assemblée  de Corse à Ajaccio, le 2 janvier 2018. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Sans surprise, le nationaliste Jean-Guy Talamoni a été élu président de l'Assemblée de la nouvelle collectivité territoriale unique de Corse, avec 40 voix sur 63, mardi 2 janvier, alors que l'autonomiste Gilles Simeoni a été élu président du Conseil exécutif de Corse, avec 42 voix sur 63.

Jean-Guy Talamoni, président sortant de l'ancienne assemblée, a été longuement applaudi, avant d'entamer un discours en langue corse. Il a défendu un "projet social, au bénéfice de tous les Corses et en particulier de ceux qui connaissent les plus grandes difficultés". "À ces Corses, je veux rappeler notre engagement social. Aux jeunes, incertains quant à leur avenir, je veux dire que nous travaillons depuis deux ans pour leur assurer, pour reprendre les mots du Pape François : le travail, le toit, la maîtrise de la terre", a ajouté le dirigeant indépendantiste.

Un message pour les "prisonniers politiques"

Gilles Simeoni a été également massivement applaudi, y compris par ses opposants. Des sympathisants installés dans les tribunes au-dessus de l'hémicycle ont déployé un drapeau corse et émis des sifflets d'encouragement. Dans son discours, il a présenté ses voeux "d'abord à celles et ceux qui sont dans des situations personnelles ou familiales difficiles", soulignant que la "précarité économique et sociale" et "l'exclusion" "frappaient durement" l'Ile de Beauté.

S'adressant ensuite aux "prisonniers politiques et à leur famille", le dirigeant nationaliste a ensuite émis le souhait "que le Noël qu'ils viennent de passer, soit le dernier passé loin des leurs, et que le rapprochement prévu par la loi (...) soit enfin effectif".

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