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Vidéo Emmanuel Macron exprime ses "regrets" après ses propos sur les "illettrées" de Gad

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Durée de la vidéo : 2 min.
LCP
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France Télévisions

Le nouveau ministre de l'Economie a subi les foudres d'une députée UMP lors des questions au gouvernement. 

"Je ne m'en excuserai jamais assez." Le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron a exprimé des "regrets", mercredi 17 septembre, après ses propos polémiques tenu dans la matinée sur les salariées des abattoirs Gad qualifiées d'"illettrées".

Pris à partie par la députée de l'UMP Laure de La Raudière lors des questions au gouvernement, le ministre a tenu à revenir sur ses propos. "Mon premier regret, mes excuses les plus plates vont aux salariés que j'ai pu blesser, à travers ces propos et je ne m'en excuserai jamais assez. Mon action, elle sera pour eux, et c'est ce que je disais ce matin, a-t-il déclaré, visiblement tendu. Mon deuxième regret, Madame, il est pour vous et pour votre majorité, parce que si vous aviez fait votre travail depuis dix ans et pendant les dix ans où vous étiez là, nous n'aurions pas eu ces difficultés."

Huées à l'Assemblée

Ses propos étaient difficilement audibles dans l'hémicycle, en partie couverts par les huées des députés UMP, tels que le député des Côtes d'Armor Marc Le Fur, debout.

"Mon regret Madame, s'est emporté Emmanuel Macron, c'est précisément qu'aujourd'hui vous soyez aussi révoltée par les mots mais que vous ne soyez pas aussi révoltée par les réalités. Parce que ce qui est inacceptable, c'est le quotidien que vivent ces femmes et ces hommes, Madame, c'est précisément de ne pas avoir l'éducation primaire à laquelle ils ont droit."

Des propos utilisés pour illustrer le manque de formation

Emmanuel Macron a utilisé le terme d'"illettré" lors d'une explication donnée mercredi sur Europe 1 concernant le manque de formation des salariés de Gad, une entreprise en difficulté.

Il avait utilisé le cas de Gad comme un exemple de la nécessité de mener "des réformes du quotidien", telle que celle du permis de conduire. "Il y a dans cette société une majorité de femmes, avait détaillé le ministre au cours de cette émission. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. Pour beaucoup, on leur explique : 'Vous n'avez plus d'avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 km.' Ces gens-là n'ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an ?"

 

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