Le gouvernement s'attaque aux arrêts de travail délivrés en téléconsultation

Dans un entretien au "Journal du dimanche", le ministre Gabriel Attal affirme que les arrêts délivrés en visio par un praticien différent du médecin traitant ne seront bientôt plus remboursés.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gabriel Attal, le 15 septembre 2022 à Paris. (ANDREA SAVORANI NERI / NURPHOTO / AFP)

Le gouvernement veut dérembourser les arrêts de travail délivrés en téléconsultation lorsque ceux-ci ne sont pas délivrés par le médecin traitant, a annoncé Gabriel Attal, le ministre des Comptes publics, dans un entretien au Journal du dimanche. Cette mesure fera partie du projet de budget de la Sécurité sociale qui sera rendu public ce lundi.

Gabriel Attal entend ainsi "éviter que certains enchaînent les consultations en ligne jusqu'à trouver celui qui voudra bien leur délivrer un arrêt maladie". "On a constaté une explosion des arrêts maladie donnés, en téléconsultation, par un professionnel qui n'est pas le médecin traitant", expose le locataire de Bercy, estimant que ces pratiques ont coûté "près de 100 millions d'euros l'an dernier".

Un clin d'œil à la droite

Plus globalement, dans cette interview, le ministre des Comptes publics insiste sur la lutte contre la fraude sociale, clin d'œil assumé aux députés LR dont le vote pourrait être précieux lors de l'examen des budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale. Ainsi le ministre promet de "renforcer les pouvoirs des cyber-enquêteurs des caisses de la Sécurité sociale" qui pourront "repérer un professionnel qui ne déclare qu'une activité salariée mais propose ses services en indépendant sur Leboncoin sans les déclarer..."

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