VIDEO. Fin des contrats aidés : "des contacts ont été pris" avec les Restos du cœur de Grenoble, affirme Edouard Philippe

"Ce qui arrive à Grenoble ne correspond pas aux orientations que nous avons fixé", a affirmé le premier ministre dans l'émission "Questions politiques", sur franceinfo.

Les Restos du cœur de Grenoble pourront-ils continuer à distribuer des repas chauds ? Samedi 2 septembre, la présidente de l'association en Isère a affirmé, sur franceinfo, que la fin des contrats aidés les obligeait à supprimer "la partie repas chaud". Interrogé à ce sujet dans l'émission "Questions politiques", dimanche 3 septembre, le Premier ministre a indiqué que la suppression du poste de cuisinier ne correspondait pas "aux orientations" que l'executif avaient fixées et qu'un contact avait été pris avec l'association.

"Nous avons donné des consignes dans le courant de la semaine qui s'est écoulée, tendant à ce que dans l'attribution des contrats aidés qui doivent l'être un certains nombre de priorités soient prises en compte, dont notamment celle des associations à caractère de solidarité ou d'urgence dans le domaine sanitaire et social", a expliqué Edouard philippe, dimanche 3 septembre. Au sujet des Restos du cœur de Grenoble, "notre objectif est que cette question soit réglée le plus vite possible", a-t-il ajouté.

"On nous a répondu qu’il n’y avait plus de budget", affirment Les Restos du cœur 

La veille, Restos du  cœur de Grenoble avait tiré la sonette d'alarme. "Notre salarié en contrat aidé a terminé sa mission et va sur d’autres projets. Quand on a voulu recruter un autre salarié en contrat aidé, on nous a répondu qu’il n’y avait plus de budget", avait regretté la présidente des Restos du cœur de l'Isère, Brigitte Cotte, sur franceinfo.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 3 septembre 2017 à Paris.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 3 septembre 2017 à Paris. (FRANCEINFO)