Démission de Gérard Collomb : "ça ne pouvait pas tomber plus mal"

La journaliste Nathalie Saint-Cricq, après la démission surprise de Gérard Collomb, fait le point sur les relations entre le chef de l'État et son ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que sur les défis politiques de la rentrée.

France 2

La démission de Gérard Collomb marque une rupture sans doute douloureuse pour Emmanuel Macron, mais aussi une marque de défis difficile à avaler pour un président jupitérien. "Mais à qui la faute ? C'est officiellement lui le patron, c'est lui qui a théorisé la présidence jupitérienne", rappelle la journaliste Nathalie Saint-Cricq sur le plateau de France 2. "Deux ministres d'État en un mois qui annoncent leur départ, l'un à la radio, l'autre, Gérard Collomb qui claque la porte alors qu'on le supplie de rester (...), c'est inédit".

"La trahison est de taille"

Mardi 2 octobre au soir, le chef de l'État dit conserver son amitié envers Gérard Collomb, ce qui est "une formule de politesse" selon Nathalie Saint-Cricq, parce que "la trahison est de taille et les conséquences sont très lourdes". Il va devoir pourtant continuer à mener les réformes tambour battant même si "son autorité en prend un coup sérieux". Les syndicats, l'opposition auront beau jeu d'en profiter. L'opinion serait aussi amenée à s'interroger sur l'amateurisme de la séquence. "Ça ne pouvait pas tomber plus mal", conclut la journaliste. 

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Le ministre de l\'Intérieur Gérard Collomb et le président Emmanuel Macron dans les jardins de l\'ambassade de France au Vatical, le 1er octobre 2018.
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et le président Emmanuel Macron dans les jardins de l'ambassade de France au Vatical, le 1er octobre 2018. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)