Le maire de Lyon Georges Képénékian annonce qu'il va céder sa place à Gérard Collomb

Il explique au "Figaro" qu'il compte honorer son "engagement" envers le ministre de l'Intérieur démissionnaire en lui cédant sa place à la tête de la ville de Lyon.

Georges Kepenekian et Gérard Collomb, le 17 juillet 2017, à Lyon. 
Georges Kepenekian et Gérard Collomb, le 17 juillet 2017, à Lyon.  (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

La sortie de Gérard Collomb du gouvernement semble actée. Le ministre de l'Intérieur a réaffirmé, mardi 2 octobre dans Le Figaro, sa volonté de vouloir démissionner en vue des municipales à Lyon. Lors de cet entretien, le ministre délissionnaire était accompagné de Georges Képénékian, l'actuel maire de Lyon, qui en a profité pour annoncer son intention de céder sa place à Gérard Collomb à la tête de la ville.

Georges Képénékian a ainsi évoqué au quotidien "un contrat moral" et un "engagement" entre Gérard Collomb et lui "pour mener campagne" à Lyon en vue des élections municipales en 2020. "Gérard Collomb a fait ce travail très important de métamorphose de la ville, il a acquis une expérience. Il est bon que tous ensemble nous puissions imaginer le projet suivant, qu'on puisse préparer les futures échéances", a détaillé l'actuel maire de Lyon.

"Tout est très clair avec Georges Képénékian"

Dans une interview accordée au Progrès, Gérard Collomb confirme qu'il va retrouver son siège de maire, sans préciser la date : "Cela demande des délais légaux. On a un peu de temps devant nous, mais tout est très clair avec Georges Képénékian. Je vais retrouver Lyon avec un immense plaisir. (...) J'ai envie de retrouver les Lyonnais et de construire l'avenir avec eux comme je l'ai fait depuis des années. Je suis toujours aussi admiratif de cette ville que lorsque je l'ai découverte."

La démission annoncée de Gérard Collomb est un nouveau coup dur pour Emmanuel Macron. Le chef de l'État a déclaré mardi "regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner", a indiqué son entourage. Le président, qui "conserve toute son amitié" à l'égard du ministre de l'Intérieur, "recevra rapidement les propositions du Premier ministre" en vue de son possible remplacement, toujours selon son entourage.