Collectivités : la semaine de 35 heures bientôt imposée aux fonctionnaires ?

Le Premier ministre Édouard Philippe était au Congrès des régions à Marseille (Bouches-du-Rhône) jeudi 27 septembre pour exprimer les vœux du gouvernement auprès des élus locaux. L'exécutif attend des collectivités territoriales la suppression de 70 000 postes d'ici 2022 et l'instauration de la semaine de 35 heures obligatoires.

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Contraindre les fonctionnaires territoriaux à travailler plus, c'est l'objectif de Bercy. À Rennes, ces agents y sont fermement opposés. Leur employeur, le département d'Ille-et-Vilaine, veut supprimer six jours de congé et RTT. Aujourd'hui, ces 3 500 fonctionnaires travaillent en moyenne moins de 35 heures par semaine. Un acquis social sur lequel le département compte revenir. "C'est un message d'équité par rapport à l'ensemble du monde du travail (...) Il ne s'agit en aucun cas d'une remise en cause des 35 heures", assure Jean-Luc Chenut, président du département d'Ille-et-Vilaine.

Assouplir l'organisation du travail

Ce cas est loin d'être isolé. Selon un rapport, les fonctionnaires des villes, des départements ou des régions travaillent aujourd'hui 1 584 heures par an en moyenne. Le gouvernement veut les obliger à travailler 1 607 heures, soit 35 heures par semaine. À Clamart (Hauts-de-Seine), c'est déjà le cas. Depuis début 2018, pour étendre les horaires d'ouverture de la mairie, les agents sont même passés à 39 heures par semaine. En compensation, ils gagnent une prime de 40 € nets par mois et des jours de repos. Le maire, lui, y voit une souplesse dans l'organisation du travail. L'ensemble des collectivités locales devrait renégocier le temps de travail à partir de l'an prochain.

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Le Premier ministre français, Edourad Philippe, à la sortie du conseil des ministres le 18 juin 2018. 
Le Premier ministre français, Edourad Philippe, à la sortie du conseil des ministres le 18 juin 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)