Immigration : le ministre de l'Intérieur "fait le même constat que nous, maintenant il va falloir qu'il passe l'étape des actes", lance le porte-parole du RN

Laurent Jacobelli était l'invité du 8h30 de franceinfo et a réagi aux propos de Gérald Darmanin prononcés dimanche à Saint-Dizier, en Haute-Marne, après l'interpellation de 16 ressortissants tchétchènes.

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Après les interpellations vendredi de 16 personnes dans la communauté tchétchène de Saint-Dizier (Haute-Marne), Gérald Darmanin a déclaré qu'"aucune communauté sur le sol de la République ne fait sa loi" et qu'il demanderait à son administration de regarder "avec un oeil différent", le droit d'asile des personnes "confondues par la justice". Le ministre de l'Intérieur "fait le même constat que nous, maintenant il va falloir qu'il passe l'étape des actes", a réagi mardi 18 août sur franceinfo Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national.

"Il parle comme nous parlons depuis des décennies, si les mots étaient magiques je serais satisfait, poursuit Laurent Jacobelli. Malheureusement les mots ne sont pas magiques. Il y a les actes derrière". Gérald Darmanin "fait le même constat que nous, qu'il y a un lien entre immigration, demande d'asile et insécurité. Il y a un lien entre immigration incontrôlée et ensauvagement. Il a passé une étape, maintenant il va falloir qu'il passe l'étape des actes."

"Quand on met un pied en France on n'en part pas"

Le gouvernement assure qu'il accorde moins de titre de séjour pour motifs familiaux. Il y a eu "453 000 autorisations d'aides sur le territoire en 2019, que ce soient en permis de séjour ou de prises en compte de demandes de droit d'asile. C'est un record historique. Il y a 80% de refus, mais quand on met un pied en France on n'en part pas. Seulement 10% des expulsions du territoire sont réalisées. Il y a en France des bidonvilles de gens dont on ne sait plus quoi faire parce qu'on n'ose pas les renvoyer. Donc, à un moment, il faut appliquer la loi", a insisté Laurent Jacobelli.