Accusation de viol : Gérald Darmanin se dit "tranquille comme Baptiste"

Dans un entretien à paraître samedi dans "La Voix du Nord", le ministre de l'Intérieur se dit "à la disposition totale de tous les magistrats de France".

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Le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin à l'Elysée, à Paris, le 15 juillet 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Je suis à la disposition totale de tous les magistrats de France. Je suis tranquille comme Baptiste." Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et objet de manifestations et tribunes dénonçant sa nomination au gouvernement, s'est comparé au personnage bouc émissaire subissant les coups avec flegme, dans un entretien à paraître samedi dans La Voix du Nord (article payant).

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon.

"Quand on ne peut pas attaquer sur le fond, on essaie de salir"

Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais, selon lui, librement consentie.

"Il faut quand même mesurer ce que c'est que d'être accusé à tort, de devoir expliquer à ses parents ce qu'il s'est passé parce que, c'est vrai, j'ai eu une vie de jeune homme", explique le ministre de l'Intérieur dans le quotidien régional. Affirmant "que son honneur est bafoué" et sa famille "insultée", le ministre rappelle que trois décisions de justice lui "ont été favorables".

Classée en effet sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris, qui a demandé début juin de nouvelles investigations. Objet de tribunes et de manifestations féministes depuis son entrée au gouvernement, le nouveau ministre de l'Intérieur émet le regret que "quand on ne peut pas attaquer sur le fond, on essaie de salir".

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