Concert dans une ville FN : "ma démarche n’est pas du tout politique", se défend un ancien de la Star'Ac

Le 4 août, Quentin Mosimann, DJ révélé par la Star Academy, se produira à Beaucaire (Gard), une ville conquise l'an passé par le Front national. Alors que certains artistes refusent de jouer dans les villes FN, il s'explique.

Le DJ Quentin Mosimann, le 11 novembre 2014 à Monaco.
Le DJ Quentin Mosimann, le 11 novembre 2014 à Monaco. (BEBERT BRUNO / SIPA)

Quentin Mosimann à Beaucaire (Gard). Le 25 février, le maire Front national de la ville, Julien Sanchez, a annoncé fièrement la venue du DJ, vainqueur de la Star Academy 7, à ses administrés. Une annonce relayée sur Twitter quelques jours plus tard par le directeur du service de presse du FN, Alain Vizier. Boycotté par certains artistes comme Patrick Bruel, le parti de Marine Le Pen semble se réjouir de cette venue.

Contacté par francetv info, Quentin Mosimann tombe un peu des nues. "Je ne savais pas que le maire était Front national, mais je ne priverai pas les gens de notre musique sous prétexte que quelqu’un est de confession front nationaliste (sic), explique-t-il. Les jeunes n’ont pas à payer pour les autres".

"Je ne suis pas là pour défendre mes idées politiques"

Invité par la mairie, l'artiste souhaite couper court à toute interprétation de sa venue. "Ma démarche n’est pas du tout politique, elle n’est qu’artistique. S'il faut que je le redise sur scène, pas de soucis", annonce l'artiste. "Je ne suis pas là pour défendre mes idées politiques, qui ne sont pas celles du Front national".

S'il reconnaît que l'argument est "un peu cliché", le DJ veut croire en les vertus de la musique électronique, "l'une des plus fédératrices" selon lui, pour répondre au discours d'extrême droite. "Dans des festivals comme Tomorrowland, toutes les religions et toutes les nationalités sont ensembles", se réjouit-il. Et de conclure : "je pense qu'elle est peut-être là l’intelligence : on peut ne pas être du même parti, être différent tout en organisant un concert".