Emplois présumés fictifs au Parlement européen : perquisition au siège du Front national

Coup d'accélérateur dans l'enquête sur les assistants parlementaires européens du Front national. Une perquisition est en cours au siège du parti qui dénonce ce lundi 20 février "une justice spectacle".

France 2

La perquisition a débuté en fin d'après-midi ce lundi 20 février et serait toujours en cours. Les enquêteurs cherchent des éléments complémentaires dans le dossier des emplois présumés fictifs du FN au Parlement européen. Ils ont saisi des documents comptables sur les salaires de Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen. La présidente du Front national l'aurait fait rémunérer par Bruxelles en tant qu'assistant parlementaire pendant quelques mois en 2011.

Accélération du calendrier

La justice le soupçonne de n'avoir en réalité jamais occupé cet emploi. Dans un communiqué, le FN s'insurge contre "une opération médiatique dont le seul but est de tenter de perturber le bon déroulement de la campagne électorale et de nuire à Marine Le Pen". Il y avait déjà eu une première perquisition il y a un an au siège du FN et à Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) au domicile des Le Pen dans le cadre d'une enquête préliminaire. Depuis, le dossier s'est étoffé et un juge d'instruction a été nommé. C'est lui qui a décidé d'accélérer le calendrier et de mener ces nouvelles perquisitions.

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Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen. 
Marine le Pen, le 17 janvier au Parlement européen.  (FREDERICK FLORIN / AFP)