Emplois présumés fictifs au Parlement européen : mis en examen, Jean-Marie Le Pen dénonce des "poursuites tout à fait inacceptables"

Interrogé par franceinfo, l'ancien député européen mis en examen vendredi 13 septembre se dit "parfaitement innocent". Son avocat parle de "procès politique".

Jean-Marie Le Pen le 16 avril 2019 au Parlemen européen à Strasbourg.
Jean-Marie Le Pen le 16 avril 2019 au Parlemen européen à Strasbourg. (FREDERICK FLORIN / AFP)

L'ancien président du Front National Jean-Marie Le Pen a dénoncé vendredi 13 septembre sur franceinfo les "poursuites tout à fait inacceptables" dont il fait l'objet, après l'annonce de sa mise en examen pour "détournement de fonds publics" et "complicité" dans l'affaire des emplois présumés fictifs du Rassemblement National au Parlement européen.

"Dire que je ne m'y attendais pas serait une surprise, compte tenu du fait que je suis toujours l'objet du zèle de la justice française et des procureurs de la République, en règle générale", a réagi le cofondateur du Front National âgé de 91 ans.

J'estime pouvoir marcher la tête haute 

"Je m'estime parfaitement innocent. Je note simplement que le prétexte, qui est la gestion du budget qui est accordé aux parlementaires européens pour financer leurs assistants, n'a jamais donné lieu ni à aucune critique, ni à aucun avertissement", a-t-il ajouté.

"Je ne me sens pas du tout moralement touché. J'estime pouvoir marcher la tête haute", a affirmé Jean-Marie Le Pen sur franceinfo.

Il s'agit "de toute évidence d'un procès politique"

Interrogé vendredi soir par franceinfo, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, Frédéric Joachim affirme qu'il s'agit "de toute évidence d'un procès politique".  Son client aurait subi de "véritables persécutions". Maître Frédéric Joachim a indiqué que Jean-Marie Le Pen était "las", mais que l'homme politique "a le cuir épais" et "il aimerait bien qu'on lui fiche la paix".

"Par le truchement du pouvoir judiciaire français, les autorités administratives du Parlement européen se sont arrogées la façon de venir limiter, contrôler, justifier les activités d'un parlementaire européen," défend l'avocat pour qui il y a "de toute évidence, une immixtion, une incursion, une atteinte aux principes de la séparation des pouvoirs, puisque le judiciaire vient faire son incursion dans le législatif."