Affaire des assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen devra bien rembourser 300 000 euros au Parlement européen

La justice européenne a confirmé la décision du Parlement européen prise en 2016.

Marine Le Pen lors d\'un rassemblement du Front national (désormais Rassemblement national) contre la politique sur l\'immigration du gouvernement, à l\'Assemblée nationale à Paris, le 20 avril.
Marine Le Pen lors d'un rassemblement du Front national (désormais Rassemblement national) contre la politique sur l'immigration du gouvernement, à l'Assemblée nationale à Paris, le 20 avril. (JULIEN MATTIA/NURPHOTO/AFP)

La justice européenne a confirmé mardi 19 juin que la cheffe de l'extrême droite française, Marine Le Pen, devait rembourser près de 300 000 euros réclamés par le Parlement européen, en raison de l'emploi douteux d'une assistante parlementaire quand elle était eurodéputée. Catherine Griset occupait ce poste à une époque où elle était par ailleurs la secrétaire, puis la cheffe de cabinet de la présidente du Front national.

Le tribunal de l'UE, basé à Luxembourg, a débouté la présidente du Rassemblement national (RN, ex-Front National), qui demandait l'annulation d'une décision de recouvrement de cette somme prise par le Parlement européen fin 2016.

Le règlement du Parlement européen prévoit que les assistants sont rémunérés pour fournir une "assistance nécessaire et directement liée à l'exercice du mandat parlementaire des députés". Il leur est permis de conserver une activité partisane, à condition que celle-ci soit exercée en dehors du temps de travail parlementaire.