Revivez l'interview de rentrée de François Hollande

Le président de la République est l'invité de la matinale de la radio publique, lundi 5 janvier.

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Ce qu'il faut savoir

François Hollande fait sa rentrée médiatique à la radio. Le chef de l'Etat est l'invité de la matinale de France Inter, lundi 5 janvier, entre 7 heures et 9 heures. Pendant deux heures, le président répond aux questions des journalistes et des auditeurs de la radio publique. Une intervention à suivre en direct sur francetv info. 

Interrogé sur sa politique économique, François Hollande a défendu son action, assurant "tout faire" pour ramener la croissance au dessus de 1% en 2015. Alors que les journalistes l'interpellaient sur la différence entre les messages de sa campagne et son action à l'Elysée, le président de la République a répondu : "Est-ce que j'ai pris le bon chemin ? Nous le verrons à la fin". Le chef de l'Etat a également été interrogé sur les crises internationales et sur plusieurs sujets de société, dont la fin de vie.

 Le 6 mai 2014, deux ans jour pour jour après son élection, François Hollande avait déjà répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC puis à celles des auditeurs et téléspectateurs de ces chaînes avant de renouveler l'exercice six mois plus tard, au jour exact de la mi-mandat, sur TF1 et RTL.

Outre les traditionnelles cérémonies de vœux, le prochain grand rendez-vous médiatique de François Hollande, sa cinquième conférence de presse semestrielle, "se tiendra en janvier conformément à ses engagements, à une date qui reste à préciser", selon l'Élysée. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #HOLLANDE

11h20 : "Ce que l'on pense toujours être une audace littéraire n'est qu'une répétition : il y a toujours eu, siècle après siècle, cette tentation de la décadence, du déclin, de ce pessimisme compulsif, de ce besoin de douter de soi-même."

 Dans les studios de France Inter ce matin, François Hollande a déclaré lundi qu'il lirait le nouveau roman de Michel Houellebecq, Soumission. Ce dernier fait polémique en peignant une France dirigée par un chef de parti musulman. "Je le lirai parce qu'il fait débat. La littérature, c'est la liberté donc je le lirai sans vouloir le commenter ici avant l'heure", a-t-il déclaré.

10h47 :  Je suis étonnée de voir combien notre président est beaucoup plus convaincant dans ces formes radiophoniques-là, par ailleurs de qualité (ce qui change de bien d'autres médias...). Cela confirme mon analyse sur des erreurs de communication importantes depuis le début de ce quinquennat, joints à des emballements médiatiques d'ensemble bien dommageables.

10h45 :  Après l'interview, le débriefing. Le PDG de Radio France tweete une photo prise dans les coulisses de France Inter. On y voit François Hollande discuter avec les journalistes et chroniqueurs qui se sont succédé au micro de la radio pour faire face au président. Dans les commentaires, assure quant à lui que François Hollande semble plus à l'aise dans ce genre d'exercice radiophonique. 

10h39 :  Pas d'annonces de nouvelles initiatives, mais un ton volontaire et un président de la République qui vante les réformes déjà engagées. Style, principales déclarations... notre journaliste Vincent Daniel revient sur ce qu'il faut retenir de l'interview de François Hollande.
(REMY DE LA MAUVINIERE / AFP)

10h23 :  J'ai l'impression que beaucoup d'internautes et d'élus ignorent la véritable part de travailleurs qui bossent le dimanche. Je suis ingénieur du son à la radio et à la TV et je travaille souvent le dimanche. Sinon, Il n'y aurait rien à la TV ou à la radio autre que des rediffusions ou des séries tv. On n'aurait pas le journal papier le lundi.

10h22 :  Le travail le dimanche : il suffit d'un cadre sécurisant à la loi pour le chef d'entreprise et le salarié. Avec de compensations financière, beaucoup accepteront de travailler le dimanche. Actuellement, le manque de volonté politique est évident, et constitue cette fameuse dérive libérale.

10h21 : Pourquoi ne pas soumettre l’ouverture du dimanche au cas par cas à un vote à bulletin secret de tout le personnel qui cocherait sur une grille annuelle ou bisannuelle comportant les avantages consentis dimanche par dimanche son acceptation ou son refus. L’ouverture serait alors soumise à l’obtention d’un nombre suffisant de réels volontaires ?

10h22 :  Dans les commentaires, vous réagissez à l'interview ce matin de François Hollande sur France Inter. Vous aussi interpellez le président de la République sur la question du travail le dimanche. 

10h09 :  Comme on lui demandait s'il était sûr d'avoir pris "le bon chemin", et un chemin "de gauche", le président a répondu : "Nous le verrons à la fin, parce qu'un chemin, c'est là où il conduit, et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat". Voici les images.

(FRANCE INTER)

09h57 :  François Hollande a martelé son "engagement (...) de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015". Invité ce matin de France Inter, le président a prévenu qu'une baisse de la fiscalité n'était en revanche pas pour tout de suite car la priorité reste la réduction des déficits. Retrouvez plus d'informations dans notre article. 

09h33 : Au PS, les voix s'élèvent aussi pour se féliciter des déclarations de François Hollande lors de son intervention de deux heures ce matin sur France Inter. 

09h06 : Le président de la République vient de passer deux heures sur France Inter afin de répondre aux questions des journalistes et des auditeurs. Retrouvez toute son intervention dans notre direct. 

08h57 : "Il ne l'a pas voulu, c'est son choix." François Hollande est interrogé sur le refus de l'économiste Thomas Piketty de recevoir la Légion d'honneur.

08h56 : "Il faut fermer une centrale" nucléaire, annonce François Hollande. Lui n'indique pas s'il s'agira ou non de Fessenheim. La secrétaire nationale des Verts l'interpelle aussitôt sur Twitter. 

08h54 :  "La conférence de Paris [sur le climat] serait un succès si : un accord contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre [était trouvé].  Est-ce qu'on peut trouver 100 milliards de dollars pour le fonds vert ?, se demande le président. Est-ce qu'on peut trouver des financements innovants et un prix du carbone ?"

08h47 : La taxe sur les transactions financières verra-t-elle le jour ? François Hollande veut "mettre en place en 2016, au plus tard 2017, cette taxe sur les transactions financières dans les onze pays [qui ont validé le principe d'une telle taxe]." Il estime que l'argent récolté devrait "alimenter un fonds vert", afin de soutenir les investissements écologiques.

08h48 : "Nous ne pouvons pas en rester à la loi actuelle [sur la fin de vie]. Nous devons d'abord faire en sorte que la volonté des malades soit respectée, même quand ils ne sont pas malades, c'est ce qu'on appelle des directives anticipées. (...) Même s'il n'y a pas eu de directives anticipées, (...) il sera possible, à certaines conditions, de faire entrer le patient en sédation profonde." 

François Hollande résume sa position sur cette question difficile de la fin de vie : "apaisement des souffrances, respect des décisions des malades". 

08h39 : Le président de la République répond désormais aux questions des auditeurs de France Inter. Il est interpellé sur la question de l'euthanasie. 

08h33 : Sur Twitter, les adversaires politiques de François Hollande commentent aussi l'intervention du président de la République. C'est le cas d'Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes.

08h31 : "La France n'interviendra pas en Libye car c'est à la communauté internationale de prendre ses responsabilités."

09h08 : Après la crise ukrainienne, le président est interrogé sur la Syrie.  "Quand vous commencez à vous allier avec le diable, il est rare que le bon Dieu vous vienne en aide", a-t-il déclaré, rejetant une éventuelle alliance avec Bachar Al-Assad. 

"En Syrie, nous devons soutenir l'opposition". Il regrette que l'Europe ne soit pas intervenu au moment où il le souhaitait. "Et maintenant, nous avons Daech", déplore-t-il. 

08h24 : En lien avec l'actualité, le président est interrogé sur le problème des migrants qui affluent via la Méditerranée, au péril de leur vie. "L'Europe doit faire face, et elle doit organiser une politique d'asile. (...) Ce qu'on attend de l'Europe, c'est aussi de régler les crises [à l'origine de ces flux migratoires]."

08h21 : Où va l'Europe ? Après avoir évoqué la Grèce, le président revient sur le couple franco-allemand. François Hollande va-t-il convaincre la chancelière allemande de donner la priorité à la croissance ? "Avec madame Merkel, on s'est beaucoup rapproché au moment de la crise ukrainienne", assure-t-il. Il veut une "Europe plus audacieuse", dans le cas de conflits, mais aussi "pour elle-même (...)".

08h17 : "L'Europe ne peut plus être identifiée à de l'austérité."

08h16 : "Les Grecs sont libres de choisir leur destin. Mais il y a des engagements qui ont été pris. Ceux-là devront être respectés", répond le président, interrogé sur une éventuelle sortie de la Grèce de l'UE. 

08h14 : Quant au travail dominical n'êtes vous pas content de bruncher le dimanche, de déambuler dans le Marais Starbucks à la main, chinant ici ou là ? Pourquoi ne voir que le travail de la caissière du supermarché de province, quand la réflexion est bien plus large...Il serait tant que l'interview connaisse sa loi Macron, que l'on sorte de cette caricature permanente. Faite votre travail avec honnêteté et les politiques seront moins moqués !

08h13 : Question au Président: où en est le "choc de simplification", vraie source de gains de temps et d'argent pour tous ceux qui cherchent à entreprendre?

08h13 : La loi Macron... une loi de progrès ? Je veux bien, au profit de la fonction publique ? Il est curieux de constater qu'on se rapproche, peut-être d'une forme de progrès, en vogue il y a quelques décennies ? J'espère que le président va nous rassurer...

08h12 : Dans les commentaires, vous êtes plusieurs à réagir à l'interview en cours de François Hollande, sur France Inter. Vous évoquez notamment la loi Macron, ainsi que la question de la fiscalité. 

08h06 : Pour le président de la République, il existe bien une crise identitaire en France : "Oui, et depuis longtemps. Oui, et elle est grave. Oui, et elle pèse lourdement car l'environnement est menaçant. Il faut donc avoir les nerfs solides, la pensée ferme et une forme de conviction républicaine."

08h05 :  Après l'avoir longuement défendu, François Hollande explique sur France inter que la loi Macron, "ce n'est pas la loi du siècle". Le président explique ainsi qu'il n'ira pas jusqu'à utiliser l'article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans l'avis du Parlement, pour que cette loi soit entérinée.

(FRANCE INTER)

07h59 : "Je ne me préoccupe pas de l'élection présidentielle, je me préoccupe des Français."

07h58 : La France est-elle déprimée ? "Il ya des raisons de voir des menaces graves autour de notre pays", concède le président, évoquant notamment la menace terroriste. "Cela entraîne des peurs. Ces phénomènes, ils existent". Il revient enfin  sur la peur du déclassement : "c'est pas un combat politique ordinaire, celui que je mène." "Je ferai en sorte que face aux menaces nous soyons fermes, mais avec les valeurs de la République", martèle-t-il.

07h58 : "Quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé", répond-il, interrogé sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

07h52 : Le président de la République énumère les mesures prises en faveur de l'écologie. "La France, elle est exemplaire dans sa politique écologique." 

07h52 : "Ce n'est pas la loi du siècle, la loi Macron. (...) C'est la loi du siècle prochain", lâche François Hollande.

07h50 : Le ton monte sur France Inter, sur la question du travail du dimanche. Le texte de la loi Macron est controversé à gauche. Il pourrait donc ne pas être voté par des élus de gauche et l'être par des élus de droite. Le président, lui, défend la loi en évoquant le bon sens. 

07h57 :  La Loi Macron est controversée à gauche, notamment parce qu'elle prône le travail le dimanche. Est-ce un discours contraire avec les promesses de campagne ? "J'ai fait un choix dans la campagne qui a été de dire : 'nous allons tout donner pour l'emploi'", assure-t-il, se défendant de ne pas faire ce qu'il a promis.

07h44 :  François Hollande assure ce matin, sur France Inter, qu'il "fera tout" pour que la croissance en France en 2015 dépasse 1%. Selon lui, c'est au-dessus de ce seuil que le chômage reculera.


(FRANCE INTER)

07h42 : François Hollande a-t-il fait des "choix de gauche" ? A cette question, le président répond : "est-ce que j'ai pris le bon chemin ? Nous le verrons à la fin."  Pour lui, le compte pénibilité et la réforme de la formation sont des "grandes réformes de gauche".

07h41 : Son nom a été cité de nombreuses fois par le président de la République. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, tweete les phrases de François Hollande concernant la loi Macron, un projet controversé à gauche. 

Un journaliste de France Culture note qu'il avait été le seul ministre cité lors des vœux du président, le 31 décembre. 

07h28 : "Si la croissance est un peu supérieure, ça ira à la réduction des déficits", poursuit François Hollande.